Repsol cherche des "mécanismes" pour continuer à travailler au Venezuela

"Nous sommes en relation directe avec les autorités américaines et nous allons voir si nous sommes capables de trouver des mécanismes qui puissent nous permettre de poursuivre notre activité dans ce pays", a déclaré Josu Jon Imaz à Madrid, lors d'un forum économique.
Il a précisé que la multinationale espagnole était "avant tout un producteur de gaz" au Venezuela.
De son côté, le ministre des Affaires étrangères espagnol José Manuel Albares a déclaré vouloir analyser l'impact de cette décision américaine sur les entreprises espagnoles.
"Nous allons analyser exactement quel impact cela a, de quoi nous parlons", a déclaré M. Albares à la presse à Madrid. "Nous allons utiliser tout l'espace dont nous disposons pour le dialogue", a-t-il ajouté.
Le Venezuela a annoncé dimanche soir que les États-Unis avaient révoqué les licences des entreprises internationales de pétrole et gaz qui avaient obtenu le droit d'avoir des activités dans le pays malgré les sanctions destinées à évincer le président Nicolas Maduro du pouvoir.
Le pétrolier français Maurel & Prom a confirmé lundi matin avoir reçu "une notification" du Département du Trésor des États-Unis, datée du 28 mars, l'informant "que la licence spécifique accordée en mai 2024 pour ses activités au Venezuela (avait) été révoquée".
Le groupe a spécifié avoir obtenu "une licence de transition" jusqu'au 27 mai pour conclure ses opérations.
Le Venezuela dispose des plus grandes réserves pétrolières de la planète. Mais sa production, après avoir atteint un record de 3,5 millions de barils par jour au début des années 2000, avoisine aujourd'hui le million en raison d'une mauvaise gestion, de la corruption ainsi que des sanctions américaines de 2019.
L'américain Chevron produit quelque 220'000 barils par jour, Repsol environ 65'000 et Maurel & Prom environ 20'000, selon des experts.
(c) AFP