Le pétrole avance, entre espoirs sur les droits de douane et prime de risque

Le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en juin, s'est octroyé 0,62% à 74,95 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, a gagné 0,72% à 71,71 dollars.
Ces mesures doivent être exposées mercredi, "jour de la libération", selon Donald Trump, à 16H00 heure des États-Unis (20H00 GMT).
Si les surtaxes et les sanctions peuvent soutenir les prix du pétrole à court terme, elles peuvent également impacter la croissance économique et par conséquent la demande de pétrole, ce qui ferait baisser les prix.
Toutefois, "certains pays commencent déjà à négocier", remarque auprès de l'AFP Phil Flynn, de Price Futures Group.
Au Mexique par exemple, grand consommateur de brut américain, la présidente Claudia Sheinbaum se garde de chercher d'emblée l'affrontement: "Nous avons choisi d'attendre de voir ce qu'ils présenteront et nous continuerons par ailleurs à dialoguer".
"Cela donne un peu d'optimisme au marché, qui pense que nous pouvons éviter le pire de la guerre commerciale", résume M. Flynn.
Les cours de l'or noir sont aussi soutenus par une prime de risque géopolitique, avec notamment des "signaux contradictoires" en provenance d'Iran sur son programme nucléaire, selon l'analyste.
"L'Iran se dit ouvert à des discussions indirectes, mais l'administration Trump estime que cette possibilité est très limitée", détaille M. Flynn.
"Il reste peu de temps avant une éventuelle confrontation militaire", avance l'analyste.
Parallèlement, le marché a fait fi de la hausse surprise des stocks commerciaux de pétrole aux États-Unis la semaine dernière, selon des informations publiées mercredi par l'Agence américaine sur l'énergie (EIA).
Durant la semaine achevée le 28 mars, ces réserves ont augmenté de 6,2 millions de barils, alors que les analystes tablaient au contraire sur une baisse d'environ 500.000, d'après la médiane d'un consensus établi par l'agence Bloomberg.
Ce rebond est principalement attribuable à un recul des exportations d'environ 16% par rapport à la période précédente, à 3,88 millions de barils contre 4,60.
Généralement, une hausse marquée des stocks de pétrole plombe les cours du brut. Mais à la suite de cette publication, les prix de l'or noir ont légèrement chuté, avant de retourner rapidement en territoire positif.
En cause: "l'activité des raffineries a été plus faible que prévu, mais les opérateurs pensent que ce chiffre sera transitoire", commente Phil Flynn, selon qui le marché reste concentré sur les incertitudes commerciales et géopolitiques.
(c) AFP