Le pétrole indécis avant le couperet des droits de douane de Trump

Le marché du pétrole devrait se montrer "attentiste" jusqu'à ce que les plans tarifaires de Donald Trump soient plus clairs, selon Arne Lohmann Rasmussen, analyste de Global Risk Management.
"Demain, c'en sera fini de dépouiller l'Amérique", a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, indiquant que les nouvelles taxes entreraient en vigueur "immédiatement".
"Nous savons que ce sera négatif pour le commerce, pour la croissance économique et donc pour la demande de pétrole", souligne Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB, "mais nous ne savons pas à quel point ce sera grave, car les effets ne se feront sentir qu'un peu plus tard".
Vers 09H30 GMT (11H30 HEC), le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en juin, perdait à peine 0,11% à 74,41 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, reculait tout juste de 0,08% à 71,14 dollars.
Depuis le début de l'année, le cours de l'or noir fait "des montagnes russes entre des sanctions" américaines faisant monter les prix "et des droits de douane les tirant à la baisse", résume M.Schieldrop.
De 82,63 dollars après les sanctions de Joe Biden contre la Russie, le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. était tombé à 68,33 dollars début mars avec les annonces tarifaires de Donald Trump et sa volonté de "forer à tout-va". Il s'était ensuite redressé, notamment avec le renforcement des sanctions américaines contre le secteur pétrolier de l'Iran et du Venezuela.
🇸🇦 En arrière-plan, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+), menée par l'Arabie saoudite, s'affaire à maintenir une stabilité des prix dans un environnement géopolitique mouvementé.
Elle dispose d'une énorme capacité de production excédentaire qu'elle tente de réintroduire progressivement sur le marché, sans faire dégringoler le cours du brut.
Le cartel a ainsi ajouté 138.000 barils quotidiens en avril à sa production programmée. S'y ajoutant, "les rumeurs indiquent qu'une augmentation similaire de la production en mai sera confirmée demain", signalent les analystes de DNB Markets.
Mais dans le même temps, l'organisation cherche à renforcer le respect des quotas par ses membres, et en mars, la production de l'OPEP était en baisse de 110.000 barils par jour par rapport au mois de février, selon Bloomberg.
(c) AFP