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L'Opep et la Russie au bord de la rupture, le pétrole décroche

prix du petrole VienneVienne: La Russie refusait vendredi de tailler dans sa production de pétrole menaçant de faire imploser son alliance avec l'Opep et de faire échouer l'effort collectif pour réduire l'offre d'or noir et enrayer la chute des cours tirés vers l'abîme par l'épidémie de Covid-19, suscitant l'inquiétude des marchés.
Menaçant de se terminer sur un échec, la réunion officielle a tout de même débuté peu après 16h00 (15h00 GMT) alors que le cours du pétrole réagissait à l'impasse des négociations en perdant autour de 9% vers 16h25 GMT. Vers 15H15 GMT (16H15 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 46,44 dollars à Londres, dévissant à un niveau plus vu depuis juillet 2017.

"Il y a 99% de chances que les pourparlers échouent, la Russie résistant à la pression de l'Arabie saoudite, qui n'est pas disposée à réduire (sa production) sans la participation de Moscou", affirmait un participant aux discussions, cité par Bloomberg.

"Ça ne se passe pas très bien", a déclaré un délégué à l'agence TASS.

Le cartel s'était mis d'accord jeudi pour proposer à Moscou et à ses neuf autres partenaires de l'Opep+ une coupe collective supplémentaire de 1,5 million de barils par jour jusqu'à la fin de l'année 2020.

Cette réduction drastique, qui viendrait s'ajouter aux quotas déjà en vigueur depuis 2017, est jugée nécessaire par Ryad pour soutenir les cours du pétrole affectés par l'épidémie mondiale de coronavirus qui fait vaciller l'économie et plonger la demande de brut.

Mais "les Russes peuvent vivre avec un baril à 40 dollars et il semble qu'ils soient prêts à supporter des prix encore plus bas à court terme", observe Edward Moya, analyste chez Oanda.

Moscou "est d'accord pour prolonger l'accord Opep+, mais il n'y a pas de position finale sur une baisse supplémentaire de la production", a indiqué une source au sein de la délégation russe à l'agence Ria Novosti.

"Un échec à parvenir à un accord ferait plonger les prix du pétrole dans l'abîme", a prévenu Stephen Brennock, analyste pour PVM. Pour les analystes de JBC, la réunion de vendredi n'est rien d'autre "qu'un des jours les plus importants dans les presque 60 ans d'histoire de l'Opep".

Faire "avaler la pilule" à Moscou

Depuis début 2017, l'alliance des 23 pays de l'Opep, qui représentent plus de la moitié de l'offre mondiale de pétrole, se sont déjà engagés au retrait du marché de 1,2 million de barils par jour. En décembre dernier, l'alliance a accru cette réduction de 500.000 barils tandis que l'Arabie saoudite en retirait, à titre individuel, 400.000 de plus.

Pour la Russie, deuxième pays producteur mondial de brut derrière les États-Unis et devant l'Arabie saoudite, cet effort est suffisant : le pays a basé ses prévisions budgétaires sur un baril de Brent à 42,4 dollars et répète se satisfaire des prix actuels.

Pour les majors russes du pétrole, tout baril retiré du marché implique une baisse des rentrées financières et le risque de céder des parts de marché aux États-Unis, qui inondent la planète de leur pétrole de schiste.

L'Opep a précisé jeudi qu'en cas de refus de la Russie, il n'y aurait aucune réduction de production, risquant d'entraîner les cours vers de nouveaux plus bas.

Pour tenter de convaincre leurs alliés, l'Arabie saoudite et les 13 membres du cartel leur ont proposé de ne supporter qu'un tiers de l'ensemble des nouvelles coupes envisagées, soit 500.000 barils par jour.

"Moscou a l'habitude de traîner les pieds sur les engagements de coupes supplémentaires et le nouveau chiffre pourrait être une pilule trop grosse à avaler", a estimé Stephen Brennock de PVM.

Le ministre iranien du pétrole Bijan Zanganeh avait tenté de rassurer en début d'après-midi expliquant que le groupe avait simplement "besoin de temps pour débattre et discuter".


(c) Afp

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