A+ A A-

Trump ignore les critiques et salue l'aide de l'Arabie saoudite sur la baisse du prix du pétrole

prix du petrole WashingtonWashington: Donald Trump a balayé mercredi les critiques l'accusant de blanchir le pouvoir saoudien suspecté d'avoir orchestré le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, le président américain remerciant au contraire le royaume sunnite pour la baisse des prix du pétrole.
La veille, le président américain avait affirmé dans un communiqué qu'il ne remettrait pas en cause l'alliance stratégique entre les deux pays, malgré l'éventuelle responsabilité du prince héritier Mohammed ben Salmane dans l'assassinat du journaliste saoudien, très critique à l'égard de Ryad.

"Les prix du pétrole baissent. Génial!", s'est félicité sur Twitter le 45e président des États-Unis, qui passe le long pont de Thanksgiving dans sa résidence de Mar-a-Lago en Floride.

"54 dollars, c'était 82 dollars avant. Merci à l'Arabie saoudite, mais allons encore plus bas", a-t-il poursuivi, après avoir plusieurs fois reproché à l'Organisation de pays exportateurs de pétrole (OPEP) d'alimenter la hausse des prix du carburant à la pompe.

Le cours des barils cotés à New York et à Londres avaient atteint début octobre leur plus haut niveau en quatre ans, avant de chuter en raison d'une offre importante.

Mardi, il avait déjà salué le travail de l'Arabie saoudite, premier exportateur de pétrole, pour stabiliser les prix. "Ils m'ont aidé à les garder bas", a-t-il expliqué aux journalistes en quittant la Maison Blanche. "Si nous coupons les ponts (avec les Saoudiens) je pense que le prix de votre pétrole crèvera le plafond", a-t-il assuré.

Pétrole et armes


Le pétrole est l'un des arguments avancés par le président américain pour justifier son intention de ne pas rompre l'alliance avec Ryad même si Mohammed ben Salmane, dit "MBS", était derrière le meurtre de Jamal Khashoggi.

Le journaliste, réfugié aux États-Unis et qui allait se marier avec une jeune femme turque, a été tué le 2 octobre au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul. L'équipe chargée de l'assassinat comprenait des responsables proches du pouvoir saoudien et la plupart des observateurs estiment que MBS ne pouvait pas ignorer l'opération.

Une enquête officielle saoudienne a dédouané le prince héritier mais selon un rapport de la CIA cité par les médias américains, l'agence de renseignement n'a plus de doutes sur sa responsabilité.

Donald Trump a pour sa part estimé mardi que la CIA n'avait "rien trouvé d'absolument certain". "Il se pourrait très bien que le prince héritier ait eu connaissance de cet évènement tragique --peut-être, peut-être pas!", a-t-il dit.

Et il a semblé vouloir clore le sujet crucial des commanditaires en affirmant que Washington entendait "rester un partenaire inébranlable de l'Arabie saoudite".

Les 450 milliards de contrats, civils et militaires, sont un autre élément de la relation stratégique avec Ryad. "C'est tout simplement l'Amérique d'abord!", a assuré M. Trump mardi.

Un prince "fou"


Les propos du président ont provoqué un tollé au Congrès américain, jusque dans les rangs républicains.

L'influent sénateur Lindsey Graham, qui s'est rapproché récemment de M. Trump, a estimé sur Fox News que le prince héritier était "fou". "Ce n'est pas trop demander que de dire à un allié de ne pas massacrer quelqu'un dans un consulat", a-t-il dit.

Pour le sénateur Bob Corker, patron de la puissante Commission des Affaires étrangères, la Maison Blanche est devenue "une agence de relations publiques" pour l'homme fort de Ryad.

Au nom de la commission, il a demandé officiellement mardi soir que le président détermine clairement avant la fin février 2019 si le prince héritier est impliqué dans le meurtre. Un avis positif pourrait entraîner des sanctions au titre de la loi dite "Magnitsky" sur les violations des droits de l'homme.

Mais le secrétaire d'Etat Mike Pompeo a semblé écarter cette éventualité mercredi, tout en assurant que les États-Unis "protègeront toujours les droits de l'homme".

"En fait, nous avons vu les Saoudiens bouger dans cette direction depuis le début de mandat" de M. Trump, a-t-il affirmé dans un entretien à la radio. "Ce n'est pas un bilan parfait, mais il y eu sans aucun doute des pas en avant".


(c) AFP

Commenter Trump ignore les critiques et salue l'aide de l'Arabie saoudite sur la baisse du prix du pétrole



    Communauté prix du baril


    Le pétrole en Arabie Saoudite

    - Toutes les actualités du pétrole en Arabie Saoudite

    mardi 22 septembre 2026

    Macron lance des pistes à Trump face à l'envolée des prix du…

    Paris: Iran, mer Rouge, Ukraine : Emmanuel Macron a proposé plusieurs initiatives lundi à Donald Trump pour tenter d'enrayer l'envolée des prix...

    mardi 15 septembre 2026

    🇸🇦 L'étau se resserre sur les exportations de pétrole saoudi…

    Ryad: Détroit d'Ormuz verrouillé, menaces des Houthis en mer Rouge et oléoduc à l'arrêt: l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, voit...

    lundi 14 septembre 2026

    Les Houthis ciblent l’Arabie saoudite et menacent deux route…

    Ryad: Le mouvement houthi a revendiqué lundi une opération "de grande envergure" contre la base aérienne de King Khalid, à Khamis Mushait...

    Le pétrole aux Etats-Unis

    Voir toutes les nouvelles du pétrole aux Etats-Unis

    dimanche 27 septembre 2026

    Malgré le rejet de Trump, l'Iran maintient ses conditions po…

    Téhéran: L'Iran a fait savoir dimanche qu'il maintenait ses conditions pour rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz, malgré le rejet par Donald Trump...

    dimanche 27 septembre 2026

    Ormuz: un responsable américain dénonce une proposition …

    Washington: La proposition de trêve formulée par l'Iran aux Etats-Unis était "cynique", a dénoncé dimanche l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, Mike Waltz...

    samedi 26 septembre 2026

    Trump rejette le plan iranien pour rouvrir le détroit d'Ormu…

    Washington: Donald Trump a rejeté samedi le plan soumis à Washington par Téhéran pour rouvrir sous sept jours le détroit d'Ormuz, au...

    Les dernières actualités des prix du pétrole

    mardi 29 septembre 2026 à 21:29

    Moyen-Orient: le pétrole baisse face à des signaux de repris…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont clôturé en petite baisse mardi, sous l'effet de signaux encourageants quant à une reprise...

    mardi 29 septembre 2026 à 16:11

    Le pétrole baisse avec davantage d'exportations du Moyen-Ori…

    Londres: Les cours du pétrole reculent mardi, le marché faisant état de plus de barils exportés depuis le Moyen-Orient malgré l'impasse diplomatique...

    mardi 29 septembre 2026 à 15:49

    L'Afrique sera pratiquement autosuffisante en carburants d'i…

    Carburants: La plupart des pays africains assureront d'ici 2030 leurs besoins en carburants en se fournissant sur le continent, a assuré mardi...

    mardi 29 septembre 2026 à 14:50

    Carburants: prix plafonnés dans près de la moitié des statio…

    Carburants: Après Eni et IP, un troisième groupe énergétique exerçant en Italie, Q8, a annoncé mardi qu'il allait plafonner le prix des...

    mardi 29 septembre 2026 à 12:21

    Les prix du pétrole repartent à la baisse

    Londres: Les cours du pétrole hésitaient mardi sur les marchés des hydrocarbures.

    lundi 28 septembre 2026 à 21:49

    Moyen-Orient: les cours du pétrole tiraillés face aux incert…

    Cours de clôture: Une forte hausse, suivie d'un passage en recul pour finalement clôturer en légère progression: les cours du pétrole ont...

    lundi 28 septembre 2026 à 20:53

    TotalEnergies garde le cap sur le pétrole et le gaz, surfe s…

    TotalEnergies: TotalEnergies maintient le cap dans le pétrole et le gaz et annonce viser sur la période 2030-2035 "une croissance de 2...

    lundi 28 septembre 2026 à 09:29

    Le pétrole démarre la semaine sur les chapeaux de roue

    Paris: Les prix du pétrole prenaient l'ascenseur lundi, au sortir d'un week-end émaillé de nouvelles autour du Golfe persique.

    dimanche 27 septembre 2026 à 17:46

    Malgré le rejet de Trump, l'Iran maintient ses conditions po…

    Téhéran: L'Iran a fait savoir dimanche qu'il maintenait ses conditions pour rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz, malgré le rejet par Donald Trump...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    ★ Vendredi 25 septembre 2026

    A la mi-journée, le prix du baril de Brent reculait légèrement à 105,50 $/baril (-1,03 %), soit 92,62 €/baril, après avoir clôturé jeudi en forte hausse de 3,41 %, à 106,60 dollars. Malgré ce repli, le cours du pétrole Brent conservait une progression de +1,64 % sur une semaine, de près de +21 % sur un mois et de près de +74 % depuis le début de l’année, par rapport aux 60,75 dollars de la première clôture de 2026. Les prix du pétrole restaient soutenus par l’absence d’avancées diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran à l’Assemblée générale de l’ONU, tandis que le blocage du détroit d’Ormuz et les tensions entre les Houthis et l’Arabie saoudite continuaient de limiter les capacités d’exportation des pays du Golfe et de renchérir le transport maritime.

    🔴 La Berd alerte sur le risque d'un pétrole à 100 dollars pour la croissance mondiale

    Le jeudi 26 mars 2026

    Londres: La persistance d'un baril de pétrole à 100 dollars à cause de la guerre au Moyen-Orient freinerait la croissance économique mondiale en alimentant l'inflation, a alerté jeudi la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).

    Lire la suite

    🔎 Le Pic pétrolier approche: comment éviter le chaos d'une pénurie mondiale de pétrole ?

    Le mercredi 08 mars 2023

    Le pic pétrolier est un sujet d'une importance cruciale pour notre avenir énergétique. Il se réfère au moment où la production de pétrole mondiale atteint son sommet avant de décliner de manière irréversible. La question de savoir si nous sommes en train de manquer de pétrole est étroitement liée à ce concept.

    Lire la suite

    🛢️ Les stocks stratégiques de pétrole, levier pour amortir les crises

    Le mercredi 11 mars 2026

    Paris: Le déblocage de stocks stratégiques pétroliers, comme celui que viennent de décider les membres de l'AIE à un niveau inégalé pouvant aller jusqu'à 400 millions de barils, est un mécanisme exceptionnel visant soit à répondre à des situations de rupture d'approvisionnement soit à contrer la flambée des prix. Comment en arrive-t-on à cette mesure et comment est-ce appliqué?

    Lire la suite