Les prix du pétrole reculent, attente de sanctions américaines contre l'Iran
Hong Kong: Les cours du pétrole ont chuté lundi, au moment où les investisseurs attendent les détails de nouvelles pressions économiques américaines sur l'Iran, décrites par le président Donald Trump la semaine dernière comme "l'opération économique la plus écrasante jamais entreprise contre un pays".Les Bourses asiatiques ont ouvert en baisse, sur fond d'interrogations quant à l'intelligence artificielle (IA).
Le Kospi sud-coréen cédait 3,12% vers 03H20 GMT après que Samsung Electronics a dit racheter ses propres titres à hauteur d'environ 80 milliards de dollars (68 milliards d'euros), soit le plus gros rachat d'actions du pays.
L'action Samsung, comme celle de son concurrent SK hynix, a atteint un sommet en juin, portée par l'optimisme suscité par les progrès de l'IA, mais elle a depuis reculé du fait de la nervosité des investisseurs et d'une correction dans le secteur technologique.
Vers 03H20 GMT, le Hang Seng perdait 2,08%, tandis que le Nikkei reculait de 0,07%, Shanghai cédait 0,89% et Taipei abandonnait 0,19%.
Les investisseurs attendent cette semaine avec impatience les résultats de l'américain Nvidia, entreprise la plus valorisée au monde et indicateur clé du secteur.
La question pour le fabricant de puces reste de savoir si le secteur de l'IA va poursuivre son essor à mesure que cette technologie s'impose dans de nouveaux domaines.
"La machine à dépenses tourne toujours, mais la facture s'alourdit", prévient Stephen Innes, de SPI Asset Management.
"Nvidia doit désormais prouver que les investissements les plus coûteux de l'histoire récente des marchés peuvent encore être rentables", poursuit-il.
Le mastodonte chinois Alibaba est lui aussi dans le collimateur des marchés cette semaine, après avoir annoncé dimanche son intention d'émettre 10,2 milliards de dollars (8,7 milliards d'euros) d'actions à Hong Kong pour financer ses ambitions en matière d'IA.
L'entreprise, connue pour ses modèles en open-source "Qwen", a investi des dizaines de milliards de dollars dans le secteur. Ses actionnaires attendent maintenant de savoir comment Alibaba va les rentabiliser.
Dans un autre domaine, celui du prêt-à-porter, le géant Shein a annoncé entrer le 1er septembre sur la Bourse de Hong Kong. Le champion de la mode à prix cassés compte mettre sur le marché 280 millions d'actions à un prix compris entre 47,60 et 49,50 dollars de Hong Kong (5,2 à 5,4 euros).
Les regards se tournent lundi vers Washington, où le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent doit donner des détails concernant les mesures visant à renforcer la pression économique sur Téhéran.
Vers 03H20 GMT, le baril de West Texas Intermediate baissait de 1,5% à 85,75 dollars. Le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, référence mondiale du brut, reculait de 1,3%, à 93,16 dollars.
Les Etats-Unis ont enjoint jeudi leurs alliés et la Chine à s'associer à ces mesures, près de six mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.
Le conflit entre Téhéran et Washington, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines et auxquelles l'Iran a répliqué en ciblant ses voisins alliés de Washington, s'enlise et les négociations semblent au point mort.
Le vice-président américain JD Vance a reconnu que ces plans constituaient une "danse délicate" car l'Iran devrait tenter de répliquer.
Interrogé sur d'éventuelles pressions sur la Chine, M. Bessent a répondu à la chaîne américaine CNBC que "certaines conversations (devaient) se tenir en privé", mais a appelé Pékin à "se joindre au programme".
Les investisseurs scrutent également cette semaine la réunion annuelle aux Etats-Unis de banquiers centraux, d'économistes et de ministres des Finances, en quête de précisions sur la politique monétaire américaine.
Le Trésor américain a racheté ses propres bons la semaine dernière pour faire baisser les coûts d'emprunt, le rendement des obligations à 30 ans ayant atteint des niveaux qui n'avaient plus été observés depuis 2007, avant une crise financière mondiale.









