Trump veut frapper "très fort" l'Iran et saisir son pétrole
Téhéran: Donald Trump a dit jeudi vouloir frapper "très fort" l'Iran et prendre le contrôle d'infrastructures pétrolières du pays, dont son principal terminal, l'île de Kharg."Les États-Unis vont frapper l'Iran (...) TRES FORT ce soir", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Donald Trump a toutefois assuré qu'il "préférerait ne pas" frapper les ponts et centrales électriques en Iran, dans un entretien avec la chaîne Fox News, "parce qu'une fois que vous faites ça, les gens souffrent".
"Il y aura de nouveaux bombardements ce soir", qui seront "plus puissants", a-t-il affirmé lors du même entretien.
"Dans un avenir assez proche, nous prendrons l'île de Kharg, ainsi que d'autres infrastructures pétrolières, et nous prendrons le contrôle total de leurs marchés du pétrole et du gaz", a-t-il écrit sur Truth Social.
Le président américain n'a donné aucun détail sur l'envoi éventuel de troupes américaines au sol pour mener à bien cette opération.
Dans son entretien avec Fox News, il s'est montré, comme souvent, plus ambigu que dans son message sur Truth Social.
Concernant la prise de contrôle de l'île de Kharg, il a dit que cette option avait toujours eu sa "préférence", mais ajouté: "Je ne sais pas si l'Amérique a les tripes pour ça, honnêtement", en ajoutant que les Américains préféreraient que les troupes "rentrent à la maison".
"Je ne veux pas avoir de troupes au sol mais si je voulais, nous pourrions mettre un petit groupe de soldats et prendre le contrôle de tout le pays", a-t-il assuré, en critiquant à nouveau la couverture selon lui défaitiste du conflit par les médias américains.
Donald Trump a donné une nouvelle fois jeudi l'exemple du Venezuela, où il assure avoir pris le contrôle du secteur pétrolier après la capture début janvier de l'ex-dirigeant Nicolas Maduro par les forces américaines.
Il avait déjà évoqué auparavant une prise de contrôle de l'île de Kharg, une bande de terre broussailleuse située dans le nord du Golfe, à environ 30 kilomètres des côtes iraniennes, qui abrite le plus grand terminal pétrolier de l'Iran, assurant environ 90% de ses exportations de brut, selon une récente note de la banque américaine JP Morgan.
Elle avait déjà été la cible mi-mars de "l'un des raids aériens les plus puissants de l'histoire au Moyen-Orient", selon Donald Trump, qui avait assuré y avoir détruit "toutes les cibles militaires".







