A+ A A-

Technip, qui n'attend pas d'embellie à court terme, va amplifier ses économies

prix du petrole ParisParis: Le groupe parapétrolier Technip, qui a vu son bénéfice net fondre l'an dernier, du fait de charges liées à son plan de restructuration, a relevé jeudi son objectif d'économies, sans prévoir de suppressions de postes supplémentaires.
Le bénéfice net, part du groupe, est ressorti à 45,1 millions d'euros en 2015, presque divisé par dix par rapport à 2014 où il atteignait 436,6 millions, selon un communiqué publié jeudi.

Cette chute est liée surtout à des charges exceptionnelles, chiffrées à 635 millions pour l'exercice écoulé, et relatives au lancement en juillet dernier d'un plan de restructuration, prévoyant la suppression de 6.000 postes dans le monde.

Le chiffre d'affaires, pour sa part, a augmenté de 2,6% en données publiées à 10,34 milliards, et de 13,8% à 12,21 milliards sur une base ajustée.

La performance opérationnelle est en progression, conformément aux objectifs du groupe, qui avaient été relevés cet automne, signe de la forte résilience du groupe, comme l'a souligné son PDG, Thierry Pilenko, lors d'une conférence téléphonique.

Le résultat opérationnel courant (ROC) ajusté et hors éléments exceptionnels, mesure préférée du groupe pour évaluer ses performances, a gagné 19,7% à 987 millions d'euros.

Dans la division subsea (activités sous-marines), le chiffre d'affaires ajusté a progressé de 20,4% à 5,88 milliards, pour un ROC ajusté en hausse de 34% à 851 millions. Le groupe visait une activité supérieure à 5,5 milliards et un résultat d'environ 840 millions.

Pour l'autre division, onshore/offshore, qui regroupe les activités liées aux installations pétrolières et gazières, terrestres et maritimes, le chiffre d'affaires ajusté a affiché une hausse de 8,4% à 6,33 milliards, alors qu'il était attendu à plus de 6 milliards. Le ROC ajusté s'est élevé à 218 millions, alors qu'il était anticipé à entre 210 et 230 millions.

- Dividende inchangé -

Comme ses compatriotes CGG, Bourbon ou Vallourec, le groupe subit de plein fouet la pression des compagnies pétrolières et gazières, leurs principaux clients, obligées de tailler dans leurs dépenses face à l'effondrement des cours du brut, qui ont dégringolé de plus de 70% depuis l'été 2014.

Le carnet de commandes a ainsi reculé à 17 milliards fin 2015, contre 20,9 milliards fin 2014, avec un repli de 13% des prises de commandes au dernier trimestre, à 2,8 milliards.

En termes de perspectives, le groupe ne s'attend pas à une embellie de ses marchés dans les 12 à 18 prochains mois, et prévoit que les investissements des compagnies dans de nouveaux projets resteront bien inférieurs au niveau de 2014, même si l'aval (activités liées au raffinage et à la pétrochimie) résiste mieux que l'amont (exploration et production d'hydrocarbures).

Il table ainsi sur un repli de son chiffre ajusté dans le subsea, qui devrait ressortir entre 4,7 et 5 milliards, avec un ROC ajusté de 640 à 680 millions, et une activité comprise entre 5,7 et 6 milliards dans l'onshore/offshore, avec un résultat allant de 240 à 280 millions.

Le groupe a par ailleurs relevé l'objectif d'économies prévu par son plan de restructuration, le portant à 1 milliard d'euros en 2017 contre 830 millions initialement.

Ce plan avance bien et commence à porter ses fruits, on a déjà 270 millions d'euros économisés en 2015, a assuré le directeur financier Julian Waldron, précisant que des sources d'économies supplémentaires avaient été identifiées, notamment dans les charges immobilières et les achats.

Le plan annoncé en juillet l'année dernière reste inchangé, c'est juste qu'il est plus productif que prévu, a-t-il expliqué, et en matière de réduction des effectifs, on reste sur le même chiffre, a assuré M. Pilenko.

En outre, signe de sa résilience, Technip a proposé de maintenir son dividende annuel à deux euros par action, en prévoyant toutefois un paiement facultatif en actions, comme l'an dernier.

Enfin, le groupe, qui avait tenté en vain fin 2014 de racheter CGG, a indiqué qu'il recherchait en ce moment des partenariats ou alliances technologiques, voire de petites acquisitions, selon M. Pilenko, pour répondre aux attentes de ses marchés.

Il n'y a pas de discussions en cours avec d'autres acteurs du secteur (en vue d'un rapprochement stratégique, NDLR), mais nous continuons de chercher des pistes à travers des alliances et des accords technologiques pour réduire les coûts des projets de nos clients, a expliqué le PDG.
(c) AFP

Commenter Technip, qui n'attend pas d'embellie à court terme, va amplifier ses économies



    Communauté prix du baril


    La Compagnie d'ingénierie française Technip

    Technip Energies: résultats marqués par la sortie de Russie

    jeudi 29 février 2024

    Paris: Le groupe d'ingénierie et services Technip Energies a annoncé jeudi des ventes et un bénéfice en légère baisse malgré des commandes en hausse en 2023, année de la finalisation de son retrait de Russie qui ne s'est pas fait...

    Technip Energies rassure le marché avec ses résultats du 3e trimestre

    jeudi 02 novembre 2023

    Paris: Technip Energies, accusé récemment d'avoir poursuivi des activités en Russie malgré l'embargo, a réaffirmé jeudi son retrait du pays au "1er semestre 2023" et rassuré les marchés avec ses résultats du 3e trimestre, et ses perspectives dans le GNL.

    Les dernières actualités des prix du pétrole

    mardi 29 septembre 2026 à 16:11

    Le pétrole baisse avec davantage d'exportations du Moyen-Ori…

    Londres: Les cours du pétrole reculent mardi, le marché faisant état de plus de barils exportés depuis le Moyen-Orient malgré l'impasse diplomatique...

    mardi 29 septembre 2026 à 15:49

    L'Afrique sera pratiquement autosuffisante en carburants d'i…

    Carburants: La plupart des pays africains assureront d'ici 2030 leurs besoins en carburants en se fournissant sur le continent, a assuré mardi...

    mardi 29 septembre 2026 à 14:50

    Carburants: prix plafonnés dans près de la moitié des statio…

    Carburants: Après Eni et IP, un troisième groupe énergétique exerçant en Italie, Q8, a annoncé mardi qu'il allait plafonner le prix des...

    mardi 29 septembre 2026 à 12:21

    Les prix du pétrole repartent à la baisse

    Londres: Les cours du pétrole hésitaient mardi sur les marchés des hydrocarbures.

    lundi 28 septembre 2026 à 21:49

    Moyen-Orient: les cours du pétrole tiraillés face aux incert…

    Cours de clôture: Une forte hausse, suivie d'un passage en recul pour finalement clôturer en légère progression: les cours du pétrole ont...

    lundi 28 septembre 2026 à 20:53

    TotalEnergies garde le cap sur le pétrole et le gaz, surfe s…

    TotalEnergies: TotalEnergies maintient le cap dans le pétrole et le gaz et annonce viser sur la période 2030-2035 "une croissance de 2...

    lundi 28 septembre 2026 à 09:29

    Le pétrole démarre la semaine sur les chapeaux de roue

    Paris: Les prix du pétrole prenaient l'ascenseur lundi, au sortir d'un week-end émaillé de nouvelles autour du Golfe persique.

    dimanche 27 septembre 2026 à 17:46

    Malgré le rejet de Trump, l'Iran maintient ses conditions po…

    Téhéran: L'Iran a fait savoir dimanche qu'il maintenait ses conditions pour rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz, malgré le rejet par Donald Trump...

    dimanche 27 septembre 2026 à 17:28

    Ormuz: un responsable américain dénonce une proposition …

    Washington: La proposition de trêve formulée par l'Iran aux Etats-Unis était "cynique", a dénoncé dimanche l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, Mike Waltz...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    ★ Vendredi 25 septembre 2026

    A la mi-journée, le prix du baril de Brent reculait légèrement à 105,50 $/baril (-1,03 %), soit 92,62 €/baril, après avoir clôturé jeudi en forte hausse de 3,41 %, à 106,60 dollars. Malgré ce repli, le cours du pétrole Brent conservait une progression de +1,64 % sur une semaine, de près de +21 % sur un mois et de près de +74 % depuis le début de l’année, par rapport aux 60,75 dollars de la première clôture de 2026. Les prix du pétrole restaient soutenus par l’absence d’avancées diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran à l’Assemblée générale de l’ONU, tandis que le blocage du détroit d’Ormuz et les tensions entre les Houthis et l’Arabie saoudite continuaient de limiter les capacités d’exportation des pays du Golfe et de renchérir le transport maritime.

    🔥 Avec la guerre au Moyen-Orient, la crainte d'un choc pétrolier ressurgit

    Le mardi 17 mars 2026

    Analyse: Les attaques contre des infrastructures pétrolières du pays du Golfe et la flambée des cours de l'or noir font planer le spectre d'un nouveau choc pétrolier.

    Lire la suite

    🚗 France: les voitures restent abonnées au diesel

    Le lundi 14 octobre 2024

    Paris: Les immatriculations de voitures neuves diesel s'effondrent depuis 2012 mais ces voitures représentent encore la majorité des voitures roulant en France, alors que les hybrides et les électriques arrivent sur les routes.

    Lire la suite

    ⚓ Le détroit d'Ormuz, passage stratégique sous haute tension

    Le mardi 30 juin 2026

    Téhéran: Le détroit d'Ormuz, point de passage clé pour le commerce mondial des hydrocarbures, est au coeur des tensions depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, même après un protocole d'accord américano-iranien censé mettre fin au conflit.

    Lire la suite