Menu
A+ A A-

Le pétrole au plus bas depuis un an et demi, l'Opep+ "n'impressionne pas" le marché

cours de clôture du pétroleCours de clôture: Le pétrole Brent a sombré vendredi à un plus bas depuis mars 2023, plombé par des craintes sur économie mondiale et donc la demande, occultant complètement la décision des pays exportateurs de l'OPEP+ de repousser leur augmentation de production.
Le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en novembre a lâché 2,24% à 71,06 dollars. Plus tôt, il s'était retranché jusqu'à 70,61 dollars, une première depuis plus de 17 mois.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), avec échéance en octobre a lui flanché de 2,14%, à 67,67 dollars , après avoir testé un plancher de 14 mois.

Les deux références mondiales du brut perdaient environ 2,5% vers 16H45 GMT, sombrant jusqu'à leur plus bas niveau en près d'un an et demi.

En frôlant le seuil psychologique des 70 dollars, le Brent a néanmoins déclenché une réaction technique qui a permis aux cours de limiter la casse.

Le pétrole Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole., considéré comme la référence mondiale, frôlait même la barre des 70 dollars le baril, seuil en dessous duquel il n'a pas été depuis fin 2021.

"Les craintes accrues de récession" maintiennent le pétrole en terrain négatif, "malgré le report par l'OPEP+ de son projet d'augmentation de l'offre pour le mois d'octobre", commente Han Tan, analyste chez Exinity.

Sous pression face à la récente chute des cours, huit membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (OPEP+) avaient convenu jeudi de "prolonger de deux mois leurs réductions volontaires supplémentaires de production de 2,2 millions de barils par jour", a annoncé l'alliance dans un communiqué.

En juin, l'OPEP+ avait initialement annoncé qu'ils reviendraient progressivement sur ces réductions, au rythme de 180.000 barils par jour ajoutés chaque mois à partir d'octobre.


"Pas de place" pour les barils de l'OPEP

Mais le changement de stratégie de l'alliance "n'impressionne pas le marché pétrolier", soulignent les analystes de DNB. "Il n'y a pas de place pour les barils supplémentaires de l'OPEP+ en 2025."

Ce changement de feuille de route n'a en effet "pas suffi à compenser les fortes pertes de prix du brut observées ces dernières semaines", insiste également Ole Hvalbye, analyste chez SEB, les prix du brut creusant même leurs pertes.

Le marché reste en effet focalisé sur le moindre indice économique morose venant des États-Unis, qui pourrait alimenter les craintes de récession.

En parallèle, "de profondes inquiétudes persistent, notamment en ce qui concerne la Chine, qui représente généralement environ 40% de la croissance annuelle de la demande mondiale", relève M. Hvalbye.

La Chine, deuxième consommateur mondial de brut, est au centre des préoccupations des investisseurs depuis le ralentissement de sa croissance au deuxième trimestre.

L'OPEP elle-même avait relevé l'état préoccupant de la demande venant de Chine dans son dernier rapport mensuel sur le marché pétrolier publié fin août. L'Organisation avait en conséquence revu légèrement à la baisse ses prévisions de croissance de la demande mondiale pour 2024.


Sous pression

Le groupe de pays producteurs reste sous pression car les niveaux de prix actuels ne semblent pas satisfaisants pour certains membres du groupe dépendants des recettes pétrolières pour leurs dépenses publiques.

La chute des cours met aussi en lumière les limites de l'alliance. "L'OPEP+ peut influencer l'offre mais pas la demande, et la faiblesse de la demande est actuellement la principale préoccupation et le moteur de la faiblesse des prix observé", insiste Ole Hansen, de Saxo Bank.

"Pour que l'OPEP+ parvienne à soutenir les prix du pétrole, elle doit abandonner complètement l'ambition d'ajouter des barils sur le marché et se montrer très claire quant à sa volonté de réduire davantage sa production", poursuivent les analystes de DNB.

"Le report de deux mois de l'augmentation annoncée de la production, qui ne résout rien, pourrait être le signe de tensions croissantes au sein du groupe", relèvent-ils également.

Car en plus de ne pas pouvoir enrayer la baisse des prix du brut, les pays exportateurs doivent faire face à la concurrence avec la montée en puissance d'autres nations pétrolières comme les États-Unis, le Brésil ou le Guyana.

Et en maintenant contre vents et marées une production limitée avec l'objectif de prix plus élevés, l'OPEP+ cède "involontairement des parts de marché à d'autres producteurs", rappelle Kieran Tompkins, de Capital Economics.

(c) AFP

Commenter Le pétrole au plus bas depuis un an et demi, l'Opep+ "n'impressionne pas" le marché



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    vendredi 13 février 2026 à 11:35

    Le pétrole souffle avec des négociations qui s'annoncent lon…

    Londres: Les cours du pétrole sont atones vendredi, les investisseurs tentant d'évaluer la probabilité d'un aboutissement des négociations entre les Etats-Unis et...

    jeudi 12 février 2026 à 21:10

    Le pétrole fléchit, entre géopolitique et possible excédent …

    Cours de clôture: Les cours du pétrole se sont repliés jeudi face à la volonté affichée de Donald Trump de poursuivre les...

    jeudi 12 février 2026 à 18:14

    Le pétrole plombé par des prévisions d'une demande moins for…

    Londres: Les cours du pétrole s'enfoncent dans le rouge jeudi après un rapport mensuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) qui prévoit...

    jeudi 12 février 2026 à 13:38

    Pétrole: l'AIE abaisse un peu sa prévision de croissance de …

    Paris: L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a revu un peu en baisse jeudi sa prévision de croissance de la demande mondiale de...

    jeudi 12 février 2026 à 11:48

    Le pétrole hésite sur l'Iran

    Londres: Les cours du pétrole tâtonnent jeudi entre une volonté affichée de dialogue entre les Etats-Unis et l'Iran, mais des positions éloignées...

    mercredi 11 février 2026 à 21:27

    Le marché pétrolier toujours confronté aux inquiétudes sur l…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en hausse mercredi, continuant de s'inquiéter des tensions entre l'Iran et les Etats-Unis...

    mercredi 11 février 2026 à 17:55

    Etats-Unis: augmentation surprise des stocks hebdomadaires d…

    NYC / Stocks aux USA: Les stocks commerciaux de pétrole brut ont connu une hausse inattendue la semaine dernière aux Etats-Unis, selon...

    mercredi 11 février 2026 à 12:24

    Les cours du pétrole montent avec les tensions entre les Eta…

    Londres: Les cours du pétrole sont en hausse mercredi, le marché s'inquiétant des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran tandis que Donald...

    mercredi 11 février 2026 à 09:16

    TotalEnergies: le bénéfice net 2025 chute de 17%

    Paris: Le groupe pétro-gazier TotalEnergies a annoncé un bénéfice net 2025 en chute de 17% à 13,1 milliards de dollars (10,91 milliards...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    🔎 Qu'est-ce que l'OPEP+ et son impact sur les prix du baril ?

    Le vendredi 24 mai 2024

    Vienne: L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés, dont la Russie, sont connus collectivement sous le nom d'OPEP+ et se réuniront le 2 juin pour discuter de leur politique commune de production de pétrole.

    Lire la suite

    📊 Qui sont les plus grands producteurs de pétrole ? 

    Le mercredi 14 septembre 2022

    Dans le secteur économique, le pétrole constitue la matière première incontournable puisqu’il assure le bon fonctionnement de l’agriculture, des transports, des industries et bien d’autres. C’est pour cette raison qu’il est très échangé partout dans le monde avec ses dérivés tels que l’essence, le gazole, le fioul… Les principaux pays producteurs de pétrole proviennent généralement du Moyen-Orient et de l’Amérique du nord. Découvrez ci-dessous le classement mondial des plus grands producteurs de pétrole, basé sur les dernières données statistiques de BP en 2022, l’une des plus grandes compagnies pétrolières au monde.

    Lire la suite

    📉 Selon Citi, les prix du pétrole en 2025 pourraient s'établir à 60 dollars le baril en l'absence de réductions plus importantes de la part de l'OPEP

    Le mercredi 04 septembre 2024

    New York: Si le groupe de producteurs OPEP+ ne réduit pas davantage sa production, le prix moyen du pétrole pourrait tomber à 60 dollars le baril en 2025 en raison de la réduction de la demande et de l'augmentation de l'offre des pays non membres de l'OPEP, a déclaré Citi dans une note publiée mercredi.

    Lire la suite