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Le pétrole cherche une direction dans un marché particulièrement volatil

prix du petrole LondresLondres: Les prix du pétrole hésitaient sur la marche à suivre jeudi en cours d'échanges européens, après une première tentative de rebond avortée la veille, dans un marché profondément déprimé par la surabondance d'offre et l'immobilisme affiché par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
Vers 11H30 GMT (12H30 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 40,14 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 3 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance perdait 14 cents à 37,02 dollars.

Les cours du Brent et du WTI, après avoir progressé dans le vert la majeure partie de la séance, soutenus notamment par une baisse inattendue des réserves de brut aux États-Unis, n'ont pas été capables de se maintenir durablement à la hausse mercredi, et on finalement terminé en baisse. Le Brent était même tombé mercredi à 39,57 dollars le baril, soit un nouveau plus bas depuis février 2009.

Après avoir ouvert de nouveau en petite hausse jeudi, ils oscillaient à proximité de l'équilibre.

Un fort déclin inattendu des réserves américaines de brut "a entraîné un rebond du pétrole mercredi mais le mouvement a été de courte durée et avant longtemps, le Brent et le WTI s'échangeaient de nouveau à la baisse", notait Craig Erlam, analyste chez Oanda.

"Cela permet simplement de montrer à quel point (le Brent et le WTI) sont tous les deux encore orientés à la baisse en ce moment, après que l'Opep a décidé de continuer à pomper au même niveau ou davantage sans tenir compte de l'énorme excédent d'offre et des prix bas", ajoutait l'analyste.

Ainsi, selon M. Erlam, nous ne devrions pas attendre trop longtemps avant de voir le Brent renouer avec les plus bas atteints au moment de la crise financière de 2008, quand il valait autour de 36,20 dollars le baril, tandis qu'un franchissement de ce seuil à la baisse le ferait plonger à ses plus bas niveaux en plus de dix ans.

De même, les analystes de Commerzbank expliquaient que "pour beaucoup d'investisseurs, il semble maintenant qu'il était plutôt couru d'avance que les semaines à venir allaient voir les prix du WTI et du Brent tester une fois de plus les plus bas enregistrés durant la crise économique de 2008/2009", précisant que la plupart des risques semblaient ainsi avoir déjà été suffisamment intégrés aux prix.

Le département américain de l'Énergie (DoE) a un temps redonné espoir aux investisseurs mercredi en annonçant non seulement une baisse de plus de trois millions de barils des stocks de brut américains lors de la semaine achevée le 4 décembre, mais aussi un recul de la production hebdomadaire ainsi qu'une hausse nettement moins importante que prévu des réserves d'essence.

Néanmoins, commentaient Michael van Dulken et Augustin Eden, analystes chez Accendo Markets, cet important déclin des stocks de brut a été quasiment entièrement annulé par la forte augmentation des réserves de produits distillés (diesel, fioul de chauffage, kérosène, etc.), qui ont grimpé de cinq millions de barils, venant en fait renforcer le problème de l'excès d'offre.

"La principale raison pour laquelle la réponse du marché à ces données s'est avérée en fin de compte négative est que les stocks de produits distillés ont augmenté fortement de près de 5 millions de barils. Cela ne reste pourtant guère surprenant étant donné les températures douces et la faible demande de diesel aux États-Unis", observaient également les analystes de Commerzbank, soulignant que mis à part cela, les chiffres officiels des stocks américains de brut s'étaient révélés dans l'ensemble positifs.

"La réponse du marché au rapport hebdomadaire du DoE (mercredi) est une preuve évidente que l'humeur actuelle est pire que la situation réelle", ajoutaient-ils.

(c) AFP

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