Menu
A+ A A-

Le pétrole retombe face à une situation toujours défavorable

prix du petrole New YorkNew York: Les cours du pétrole sont nettement retombés lundi, sans pour autant effacer totalement leur rebond massif de la précédente séance, dans un marché qui subissait le coup de nouveaux éléments sur l'excès d'offre et une demande mondiale incertaine.
Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en mars a perdu 1,85 dollar à 30,34 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).


A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance a perdu 1,68 dollar à 30,50 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

Le marché pétrolier revient ainsi sur environ la moitié de son bond spectaculaire de vendredi, qui l'avait vu prendre quelque 10% et qui avait lui-même suivi une chute à des niveaux historiques depuis le début de l'année.

"On avait surtout assisté à des mouvements spéculatifs après une chute à des niveaux sans précédent depuis douze ans", mais "cette semaine s'ouvre avec plusieurs éléments qui ont réveillé les inquiétudes à l'origine de cette chute", a résumé Gene McGillian, de Tradition Energy.

Peu d'observateurs jugeaient le marché pétrolier en mesure de se relancer durablement, à la fois face à la surabondance générale d'or noir, que ce soit des Etats-Unis, de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ou de Russie, et aux doutes sur la demande, notamment chinoise.

Sur le premier plan, "la compagnie pétrolière publique saoudienne va continuer à financer ses projets sans aucune réduction de ses investissements", a noté M. McGillian.

Aramco a assuré lundi avoir réussi à maintenir ses investissements par la limitation de nombreuses autres dépenses, "simplement en réduisant les coûts".

Cette attitude ne laisse pas entrevoir de resserrement du marché, comme Ryad est l'acteur dominant de l'OPEP, qui a contribué à faire plonger les prix encore plus avant fin 2015, en renonçant à se fixer des objectifs chiffrés de production.

Dans le même ordre d'idée, le Koweït a subventionné des projets économiques à un montant record qu'il prévoit d'augmenter encore en 2016 malgré une chute de ses revenus pétroliers, selon un rapport publié lundi par la National Bank of Kuwait (NBK), principal créancier du pays.

En plus des signaux négatifs envoyés par les monarchies du Golfe, "on s'inquiète de voir l'Irak encore accélérer sa production", a remarqué John Kilduff d'Again Capital, en référence à des propos tenus par le ministre du Pétrole de cet autre acteur majeur de l'Opep.


- Tempête retombée

"Il semble peu probable qu'il y ait un accord avec les producteurs extérieurs à l'OPEP, et une réunion d'urgence du cartel ne ferait qu'affaiblir le marché s'il n'y a pas de +volonté de changement+, comme l'a souligné le ministre iranien du Pétrole, (Bijan Namdar) Zanganeh", a rapporté Tim Evans, de Citi, faisant allusion à des déclarations tenues lors du week-end.

Sur le plan de la demande, les analystes ne voyaient pas plus d'actualité encourageante.

"Les inquiétudes sur l'économie chinoise ont été relancées par l'annonce d'un déclin de la consommation de diesel" en décembre, a noté M. McGillian.

Ce chiffre a baissé pour le quatrième mois de suite, ce qui est de mauvais augure pour l'activité industrielle de la Chine, premier pays importateur de pétrole.

Enfin, certains observateurs estimaient que le marché américain ne pouvait désormais plus profiter des aspects positifs de la tempête Jonas, dont la côte Est des Etats-Unis se relevait progressivement lundi après des chutes de neige historiques.

"Avec toute la neige qui devait tomber sur le Nord-Est, (...) les prix du mazout avaient monté, ce qui explique en grande partie la hausse générale des cours de vendredi", a estimé James Williams, de WTRG Economics. "Mais il n'a pas fait si froid et cela n'a pas eu beaucoup d'effet sur le marché du mazout."

"La question, c'est désormais de savoir si on va encore baisser et retomber à des plus bas historiques... Et pour le moment, rien ne semble pouvoir empêcher cela", a conclu M. McGillian.

(c) AFP

Commenter Le pétrole retombe face à une situation toujours défavorable



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    lundi 15 juillet 2024 à 22:15

    Le pétrole recule légèrement, l'offre suffisante à court ter…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole se sont repliés, lundi, sur un marché où l'offre apparait suffisante à court terme, en...

    lundi 15 juillet 2024 à 15:30

    ⛽️ Les prix des carburants augmentent de nouveau pour les va…

    Carburants: Les prix des carburants repartaient à la hausse pour cette première semaine de départ en vacances. Pour sa part, la moyenne des cours de clôture...

    lundi 15 juillet 2024 à 12:20

    Le pétrole stable avant des remarques de dirigeants de la Fe…

    Londres: Les prix du pétrole sont quasiment stables lundi, avant plusieurs prises de parole de dirigeants de la Réserve fédérale (Fed) américaine...

    lundi 15 juillet 2024 à 08:00

    🚗 Moteurs à essence : défenseurs du pouvoir d’achat

    Analyse: Découvrez comment les innovations des producteurs et les investissements dans les voitures à moteurs ont amélioré le pouvoir d'achat.Entre améliorations à...

    vendredi 12 juillet 2024 à 21:20

    Le pétrole se tasse, sapé par un possible cessez-le-feu à Ga…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole se sont repliés vendredi après que le président américain Joe Biden a fait état de...

    vendredi 12 juillet 2024 à 12:00

    Le pétrole soutenu par l'affaiblissement du dollar

    Londres: Les prix du pétrole terminaient la semaine en hausse vendredi, profitant du ralentissement de l'inflation en juin aux Etats-Unis qui laisse...

    jeudi 11 juillet 2024 à 21:44

    Le pétrole en hausse, soutenu par la bonne nouvelle de l'inf…

    Cours de clôture: Le pétrole a fini en légère hausse jeudi, dynamisé par la bonne nouvelle de l'inflation américaine, qui, en ralentissant...

    jeudi 11 juillet 2024 à 12:40

    Le pétrole en terrain positif après les stocks américains

    Londres: Le pétrole évoluait en terrain positif jeudi, poussé par la baisse des réserves commerciales de brut aux Etats-Unis la semaine passée...

    mercredi 10 juillet 2024 à 21:36

    Le pétrole se reprend avec la baisse des stocks américains

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en hausse mercredi, pour la première fois en quatre séances, revigorés par une...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    📅 Les dates qui ont vu le pétrole flamber à plus de 100 dollars

    Le jeudi 24 février 2022

    Le prix du baril de pétrole a dépassé les 100 dollars jeudi pour la première fois en plus de sept ans, après que le président russe Vladimir Poutine a annoncé une "opération militaire" en Ukraine. Retour sur les précédents épisodes lors desquels le baril a franchi le seuil symbolique des 100 dollars.

    Lire la suite

    📊 Historique des prix du pétrole

    Le vendredi 17 juin 2022

    Dans le cadre de l'invasion de l'Ukraine par la Russie le prix du pétrole, corrigé de l'inflation, a atteint son plus haut niveau depuis sept ans. La Russie est l'un des plus grands producteurs de pétrole brut au monde, et de nombreux pays ont annoncé une interdiction des importations de pétrole russe dans le cadre de la guerre. Cela a entraîné des incertitudes en matière d'approvisionnement et, par conséquent, une hausse des prix. Comment la hausse des prix se compare-t-elle aux événements politiques et économiques précédents ? Examinons les prix historiques...

    Lire la suite

    🔎 Qu'est-ce que l'OPEP+ et son impact sur les prix du baril ?

    Le vendredi 24 mai 2024

    Vienne: L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés, dont la Russie, sont connus collectivement sous le nom d'OPEP+ et se réuniront le 2 juin pour discuter de leur politique commune de production de pétrole.

    Lire la suite