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Le pétrole peine à accrocher un cap, balloté au gré des rumeurs sur l'Opep et des chiffre sur les stocks US

prix du petrole LondresLondres: Les prix du pétrole s'affichaient en très légère hausse jeudi en cours d'échanges européens, hésitant sur la marche à suivre après avoir nettement décroché la veille dans le sillage de chiffres décevants sur les stocks américains de brut.
Vers 10H00 GMT (12H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 49,14 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 9 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour la même échéance gagnait 11 cents à 46,88 dollars.

Après avoir connu une spectaculaire progression depuis le 11 août, alimentée essentiellement par les espoirs de voir l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) agir pour stabiliser les prix, les cours du Brent et du WTI évoluent en dents de scie depuis le début de la semaine.

Ils oscillent en effet au gré des déclarations relatives à la réunion informelle du cartel prévue fin septembre à Alger, mais aussi en fonction des différentes données tendant à confirmer la surabondance mondiale d'or noir qui parviennent aux investisseurs.

Les prix du pétrole continuent à être battus d'un côté ou d'un autre en fonction des discussions concernant un potentiel gel de la production d'une part et des stocks en hausse d'autre part, résumait Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.

De fait, alors que les cours étaient parvenus à rebondir mardi sur fond d'informations selon lesquelles l'Iran pourrait soutenir une limitation de l'offre des grands producteurs, l'embellie aura été de courte durée et les prix ont de nouveau piqué du nez mercredi après un démenti de Téhéran et alors que les réserves américaines de brut ont enregistré une nouvelle progression.

Au cours des deux derniers jours, nous avons vu de fortes hausses des stocks (américains de brut) de l'Energy Information Administration (EIA, une antenne du département américain de l'Énergie, NDLR) ainsi qu'un commentaire du ministre iranien du Pétrole selon lequel (Téhéran) pourrait ne pas prendre de décision concernant sa participation à l'événement d'Alger le mois prochain jusqu'à la veille de ce dernier, détaillait M. Hewson.

L'enthousiasme précédent du marché a en effet été douché mercredi par une source au sein du ministère iranien du Pétrole qui a affirmé à l'AFP qu'il était trop tôt pour parler d'une éventuelle décision de l'Iran concernant un gel du niveau de sa production.

Cela n'envoie pas un message particulièrement fort selon lequel les Iraniens sont réellement préoccupés par le fait de soutenir le prix du pétrole en ce moment, soulignait M. Hewson.

Au printemps, l'échec d'une réunion de ce type avait déjà largement été attribué au refus de l'Iran --qui faisait son retour sur le marché mondial à la suite de la levée de sanctions internationales-- de participer à un gel de la production dans un contexte exacerbé de tensions régionales avec l'Arabie saoudite, membre dominant du cartel.

Cela suggère que le match d'échecs entre les marchés et l'OPEP devrait se poursuivre eu égard au niveau idéal de prix pour le pétrole, estimait encore Michael Hewson.

En outre, les prix ont également souffert après que le département américain de l'Énergie (DoE) a fait état d'une hausse de 2,5 millions de barils des réserves de brut la semaine précédente, alors que les analystes s'attendaient à une petite baisse.

La réalité des statistiques hebdomadaires du DoE publiées mercredi, qui montrent que le rééquilibrage du pétrole brut ne s'est pas encore fait pleinement sentir, a annulé les gains réalisés mardi sur le fantasme d'un gel de l'OPEP, commentait Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix.

(c) AFP

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