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Le pétrole rate son rebond, plombé par les stocks américains

prix du petrole New YorkNew York: Après une tentative de rebond, les cours du pétrole ont terminé proches de l'équilibre mercredi à New York, freinés par des chiffres hebdomadaires défavorables sur l'offre américaine, sans réussir à revenir sur un début d'année catastrophique.
Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en février a pris quatre cents à 30,48 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), restant proche de ses plus bas niveaux depuis décembre 2003.

A Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance a en revanche reculé de 55 cents à 30,31 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), soit son plus bas niveau depuis février 2004, et est retombé sous le niveau du pétrole new-yorkais.

En baisse de près de 20% depuis le début de l'année, le marché, plombé par une surabondance générale dans le monde, avait ouvert en nette hausse, gagnant environ un dollar le baril lors de la première heure et demi d'échanges new-yorkais.

Toutefois, aux Etats-Unis, "le département de l'Energie a publié à 15H30 GMT des chiffres qui se sont révélés très défavorables" et le marché s'est replié, a mis en avant Bob Yawger, de Mizuho Securities.

A la recherche de tout indice d'une diminution de l'offre, le marché a subi le coup de l'annonce d'une hausse de 200.000 barils des stocks de brut la semaine précédente, certes minime mais décevante après que la fédération American Petroleum Institute avait fait miroiter la veille la perspective d'un net déclin dans ses propres estimations.

"En gros, on n'est qu'à sept millions de barils du plus haut niveau historique des stocks de brut", a souligné M. Yawger. "C'est un mauvais signe."

Pire encore, les réserves d'essence ont bondi de plus de huit millions de barils après avoir déjà monté de plus de dix millions la semaine précédente. Sur deux semaines, c'est la plus forte progression jamais enregistrée.

Ces chiffres ont privé les investisseurs d'une lueur d'espoir dans un marché accablé par le niveau élevé de l'offre, que ce soit aux Etats-Unis, dans l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ou en Russie.


- Petit soutien chinois

A ce titre, le marché est aussi déprimé "par des rumeurs de plus en plus insistantes sur un afflux très rapide de pétrole iranien (...) comme des sanctions pourraient être levées des dimanche", a rapporté M. Yawger.

L'un des principaux négociateurs iraniens, Abbas Araghchi, a estimé mercredi que l'accord nucléaire de l'été dernier, conclu avec les grandes puissances, pourrait entrer en vigueur dès cette date.

Selon M. Yawger, le poids de cette actualité, plus internationale que les chiffres sur les stocks américains, était sensible dans le fait que le cours du Brent, référence européenne du brut, a baissé mercredi, alors que le WTI est parvenu à grand-peine à se maintenir dans le vert.

"Le marché ne peut pas éternellement baisser chaque jour", a commenté Kyle Cooper de IAF Advisors, ne voyant toutefois aucune raison objective à la relative résistance du WTI.

Comme possible facteur de soutien, certains observateurs citaient néanmoins des chiffres meilleurs que prévu sur le commerce en Chine, premier consommateur mondial d'énergie, dont les importations de pétrole ont atteint un niveau historiquement élevé en décembre.

Même si les importations chinoises, plus importantes que prévu, sont clairement un facteur de soutien pour le marché,on voit à quel point le marché mondial reste trop approvisionné puisque les cours ont continué à baisser alors même que la Chine a acheté autant de pétrole, a relativisé Tim Evans, de Citi.

(c) AFP

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