New York: Les cours du pétrole ont fini en forte hausse mercredi à New York, le marché se réjouissant de voir un déclin inattendu des stocks de brut aux Etats-Unis, accompagné d'un nouveau léger reflux de la production nationale.Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en octobre a gagné 2,56 dollars à 47,15 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), soit un bond de près de 6% en une seule séance.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre, dont c'était le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, valait 49,75 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 2,00 dollars par rapport à la clôture de mardi.
Mais le chiffre important, c'est celui du terminal de Cushing (Oklahoma, sud des Etats-Unis), qui sert de référence au WTI, a assuré Bob Yawger, de Mizuho Securities. Les réserves stockées dans ce terminal ont reculé de 1,9 million de barils.
Cela implique qu'on perd de la production aux Etats-Unis, a-t-il souligné, même si le chiffre du jour n'a révélé qu'un reflux de 18.000 barils par jour à cet égard.
Ce n'est pas grand chose, mais avec le chiffre de Cushing cela implique qu'on pourrait voir prochainement un plus gros déclin de la production, dans un contexte où le marché se focalise sur l'évolution à prévoir de l'offre dans un marché écrasé par la surabondance mondiale.
D'autres analystes restaient toutefois très circonspects.
Thomas Pugh, chez Capital Economics, a souligné que les raffineries avaient contre tout attente augmenté la cadence, alors même qu'est censée débuter la saison des mises à l'arrêt provoquées par les opérations de maintenance, avec des répercussions sur la baisse des stocks de brut et la hausse de ceux d'essence.
Deux grandes raffineries, dont celle de Whiting dans l'Indiana (nord des États-Unis) ont redémarré après des périodes de maintenance non prévues, a expliqué M. Pugh.
Les réserves d'essence ont augmenté de 2,8 millions de barils, alors que les analystes interrogés par Bloomberg annonçaient une baisse de 500.000 barils.
Les stocks de produits distillés (dont le gazole, le fioul de chauffage et le kérosène) ont augmenté de 3,1 millions de barils, bien plus que l'avancée de 300.000 barils prévue.
Toutes catégories confondues, les stocks pétroliers américains ont monté de 8,5 millions de barils, ce qui donne au rapport une dimension baissière, a souligné Torbjorn Kjus.
Londres: En maintenant son calendrier de hausse progressive de production à partir du mois d'avril, l'Organisation des pays exportateurs et ses alliés (Opep+) a changé de stratégie et fait plonger les cours du pétrole, quelques semaines après un coup de pression de Donald Trump pour faire chuter les prix.
Ormuz: La menace d'une perturbation dans le détroit d'Ormuz, l'une des voies de transit pétrolier les plus stratégiques au monde, refait surface alors que la tension géopolitique entre Israël et l'Iran s'intensifie. Un éventuel blocus iranien de cette voie maritime cruciale, reliant le golfe Persique à la mer d'Arabie, pourrait entraîner une flambée des prix du pétrole, dépassant facilement les 100 dollars par baril, préviennent les analystes.
Le pétrole est la matière première par excellence de ces 150 dernières années... Cet or noir qui a permis l'incroyable évolution moderne que nous connaissons dans nos vies de tous les jours autant dans l'industrie que dans le transport, pour ne citer qu’eux. Essentiel à notre niveau de vie, rare car limité, donc cher, le pétrole n’en demeure pas moins la ressource primordiale vers la transition énergétique nouvellement entamée.Ne vous y trompez pas : le baril n’a pas fini de surprendre dans les années à venir, tant dans ses niveaux de prix...
Prévisions: Les marchés pétroliers naviguent dans un climat d’incertitudes, entre les sanctions américaines, la menace d’une guerre commerciale et les décisions…