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Le pétrole recule, le marché hésite face aux tensions américano-saoudiennes

prix du petrole LondresLondres: Les cours du pétrole effaçaient lundi en cours d'échanges européens leurs gains du début de séance alors que le marché peine à prévoir l'effet sur l'or noir des tensions entre Washington et Ryad nées du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.
Vers 14H00 GMT (16H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 79,23 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 55 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le contrat de novembre, dont c'est le dernier jour de cotation, cédait 85 cents à 68,27 dollars une heure après son ouverture.

La tension entre l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial d'or noir et les États-Unis, également géant de la production mais surtout premier consommateur de brut, est montée d'un cran ce week-end.

Après avoir qualifié de "crédible" la version des Saoudiens, le président américain Donald Trump a évoqué samedi "des mensonges", jugeant que "leurs histoires partent dans tous les sens".

"Il y a eu manifestement tromperie et mensonges", a-t-il déclaré dans un entretien au Washington Post, journal auquel collaborait Jamal Khashoggi.

"Les craintes que l'Arabie saoudite ne se serve du pétrole comme d'une arme pour riposter ont été un peu apaisées par le ministre de l'Énergie", a cependant noté Joshua Mahony, analyste chez IG.

L'Arabie saoudite n'a "aucune intention" de mettre en place un embargo sur le pétrole comme en 1973, a déclaré lundi le ministre de l'Énergie saoudien.

"Cet incident passera", a déclaré Khaled al-Faleh dans une interview accordée à l'agence de presse officielle russe Tass: "L'Arabie saoudite est un pays tout à fait responsable. Pendant des décennies, nous avons utilisé notre politique pétrolière comme un outil économique responsable et l'avons isolée de la politique."

"Même évoquer une utilisation du pétrole comme arme économique suffit à faire grimper les prix ce matin", avait commenté plus tôt dans la journée Tamas Varga, analyste chez PVM.

Les cours, qui avaient atteint des sommets en quatre ans début octobre en raison des craintes sur l'offre provoquées par les sanctions américaines contre l'Iran, se sont repliés au fil du mois alors que les investisseurs se demandaient si la croissance de la demande mondiale allait résister aux tensions commerciales.

Malgré le meurtre de Jamal Khashoggi, "le cours du pétrole s'est inscrit en baisse la semaine dernière avec une quatrième semaine consécutive de hausse des réserves aux États-Unis", ont noté les analystes de Société Générale.

Ils ajoutent qu'"avec des perspectives moins positives pour les croissances des pays développés et émergents, les courtiers se posent la question de la pertinence d'un baril à plus de 85 dollars".


(c) AFP

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