A+ A A-

Le pétrole retombe, les matières premières toujours plus haut

cours de cloture du petroleCours de clôture: Les cours du pétrole sont retombés jeudi après une envolée à des niveaux record depuis 2008, tandis que les métaux ou matières agricoles dont la Russie est un important producteur poursuivaient leur course effrénée vu les incertitudes sur l'approvisionnement générées par l'invasion de l'Ukraine.
🇪🇺 Le baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, référence du brut en Europe, a grimpé jusqu'à 119,84 dollars à l'ouverture à Londres, frôlant le seuil des 120 dollars qui n'a pas été atteint depuis 2012. Il a clôturé en baisse de 2,18% à 110,46 dollars.

🇺🇸 Le West Texas Intermediate (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) coté à New York a quant à lui poussé jusqu'à 116,57 dollars, un nouveau sommet depuis septembre 2008, avant de redescendre à 107,67 dollars en repli de 2,64%.

"Les bruits de marché déclenchés par des sources iraniennes", notamment le journaliste Reza Zandi, "sur un accord avec l'Iran dans les prochains jours" ont fait retomber les cours du brut, a commenté Giovanni Staunovo, analyste de la banque UBS, interrogé par l'AFP.

Ce journaliste pétrolier iranien a tweeté jeudi qu'il avait reçu "des informations selon lesquelles un accord sur le nucléaire serait signé à Vienne dans les prochaines 72 heures", prélude selon lui au retour du pétrole iranien sur le marché mondial.

Les prochains jours sont perçus par les Occidentaux comme décisifs pour les discussions en cours à Vienne entre les grandes puissances et l'Iran pour relancer le JCPOA, le pacte conclu en 2015 entre l'Iran d'un côté, les États-Unis, la Chine, la France, le Royaume-Uni, la Russie et l'Allemagne de l'autre.

La flambée des prix en début de séance et ces derniers jours avait été déclenchée par la guerre en Ukraine, qui ne cesse de s'intensifier et par une "prime de risque" sur l'offre pétrolière en provenance du géant russe, accentuée par l'"ajustement de positions spéculatives", selon Tamas Vargas, analyste de PVM.

Le président Vladimir Poutine s'est déclaré jeudi déterminé à poursuivre l'offensive contre l'Ukraine et les forces russes pilonnaient plusieurs villes malgré le début de nouveaux pourparlers entre Kiev et Moscou.

"Même si les Américains et leurs alliés n'ont pas été jusqu'à imposer des sanctions sur le pétrole et le gaz russe, il devient de plus en plus clair que le pétrole est mis au ban des échanges", affirmaient les analystes de JPMorgan dans une note jeudi.

"Les producteurs russes ont du mal à vendre leur pétrole comme le montrent ces neuf cargaisons de 100.000 tonnes de pétrole qui n'ont pas trouvé d'acheteurs mercredi", malgré une forte décote au niveau du prix, otant 20 dollars au baril.

Tensions sur l'offre en énergie

Les entreprises occidentales "se sanctionnent elles-mêmes" en n'achetant plus de pétrole russe et "préfèrent trouver d'autres solutions car le risque de sanction augmente" affirme Ipek Ozkardeskaya, analyste pour la banque Swissquote.

Le patron de la compagnie maritime de pétroliers Seaways, Lois Zabrocky, a ainsi indiqué mercredi que sa compagnie n'avait réservé aucun chargement venant de ports russes. "La situation est très changeante, les sanctions et le commerce peuvent être modifiés n'importe quand", indiquait-il expliquant la réserve des opérateurs vis-à-vis de toute cargaison russe.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+) pour sa part a décidé mercredi de s'en tenir à une ouverture des vannes au compte-gouttes malgré l'embrasement des cours.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a jugé cette posture "décevante", ajoutant qu'elle pouvait mettre sur le marché plus de barils de ses stocks stratégiques après avoir déjà puisé 60 millions de barils.

Mais selon l'analyse de JPMorgan, "pour calmer le marché conserver le prix ancré autour de 100 dollars le baril, il faudrait que l'AIE s'engage à libérer 50 millions de barils par mois jusqu'à la fin de l'année".

Le gaz naturel était lui aussi entraîné à la hausse, le TTF néerlandais ayant touché les 199,990 euros le mégawhattheure (MWh), un record historique. La Russie représente plus de 40% des importations annuelles de gaz naturel de l'Union européenne.


Course folle des matières premières

Les autres matières premières dont la Russie est un important producteur restaient elles aussi dans une spirale ascendante.

L'aluminium, le charbon ont atteint de nouveaux records, tandis que le blé a atteint son plus haut niveau depuis 14 ans. La Russie et l'Ukraine représentent 30% du commerce mondial de blé.

Depuis l'invasion russe, il y a une semaine, le cours de la céréale pris 32% sur le marché de Chicago.

La tonne d'aluminium a atteint jeudi à 3.755 dollars sur le marché londonien des métaux de base (London Metal Exchange, LME), un nouveau sommet historique, quand le nickel a grimpé à 27.976 dollars la tonne, un record depuis onze ans.

Le LME Index, un indice qui intègre les prix de l'aluminium, du cuivre, du plomb, du nickel, de l'étain et du zinc échangés sur le LME, a atteint mercredi un sommet historique à 5.046,7 points, soit une hausse de plus de 30% sur un an.

(c) AFP

Commenter Le pétrole retombe, les matières premières toujours plus haut



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    mardi 29 septembre 2026 à 12:21

    Les prix du pétrole repartent à la baisse

    Londres: Les cours du pétrole hésitaient mardi sur les marchés des hydrocarbures.

    lundi 28 septembre 2026 à 21:49

    Moyen-Orient: les cours du pétrole tiraillés face aux incert…

    Cours de clôture: Une forte hausse, suivie d'un passage en recul pour finalement clôturer en légère progression: les cours du pétrole ont...

    lundi 28 septembre 2026 à 20:53

    TotalEnergies garde le cap sur le pétrole et le gaz, surfe s…

    TotalEnergies: TotalEnergies maintient le cap dans le pétrole et le gaz et annonce viser sur la période 2030-2035 "une croissance de 2...

    lundi 28 septembre 2026 à 09:29

    Le pétrole démarre la semaine sur les chapeaux de roue

    Paris: Les prix du pétrole prenaient l'ascenseur lundi, au sortir d'un week-end émaillé de nouvelles autour du Golfe persique.

    dimanche 27 septembre 2026 à 17:46

    Malgré le rejet de Trump, l'Iran maintient ses conditions po…

    Téhéran: L'Iran a fait savoir dimanche qu'il maintenait ses conditions pour rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz, malgré le rejet par Donald Trump...

    dimanche 27 septembre 2026 à 17:28

    Ormuz: un responsable américain dénonce une proposition …

    Washington: La proposition de trêve formulée par l'Iran aux Etats-Unis était "cynique", a dénoncé dimanche l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, Mike Waltz...

    samedi 26 septembre 2026 à 17:50

    Trump rejette le plan iranien pour rouvrir le détroit d'Ormu…

    Washington: Donald Trump a rejeté samedi le plan soumis à Washington par Téhéran pour rouvrir sous sept jours le détroit d'Ormuz, au...

    samedi 26 septembre 2026 à 12:39

    La nouvelle offre iranienne pour rouvrir Ormuz validée par l…

    Téhéran: Le nouveau plan proposé par Téhéran pour rouvrir le détroit d'Ormuz sous sept jours a été élaboré "en coordination" avec le...

    vendredi 25 septembre 2026 à 21:19

    Les prix du pétrole se replient face aux espoirs d'une réouv…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont baissé vendredi, sous l'effet d'espoirs renouvelés quant à une issue diplomatique entre Washington et...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    ★ Vendredi 25 septembre 2026

    A la mi-journée, le prix du baril de Brent reculait légèrement à 105,50 $/baril (-1,03 %), soit 92,62 €/baril, après avoir clôturé jeudi en forte hausse de 3,41 %, à 106,60 dollars. Malgré ce repli, le cours du pétrole Brent conservait une progression de +1,64 % sur une semaine, de près de +21 % sur un mois et de près de +74 % depuis le début de l’année, par rapport aux 60,75 dollars de la première clôture de 2026. Les prix du pétrole restaient soutenus par l’absence d’avancées diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran à l’Assemblée générale de l’ONU, tandis que le blocage du détroit d’Ormuz et les tensions entre les Houthis et l’Arabie saoudite continuaient de limiter les capacités d’exportation des pays du Golfe et de renchérir le transport maritime.

    Comment investir dans le pétrole ?

    Le jeudi 01 décembre 2022

    Le pétrole est la matière première par excellence de ces 150 dernières années... Cet or noir qui a permis l'incroyable évolution moderne que nous connaissons dans nos vies de tous les jours autant dans l'industrie que dans le transport, pour ne citer qu’eux. Essentiel à notre niveau de vie, rare car limité, donc cher, le pétrole n’en demeure pas moins la ressource primordiale vers la transition énergétique nouvellement entamée.Ne vous y trompez pas : le baril n’a pas fini de surprendre dans les années à venir, tant dans ses niveaux de prix...

    Lire la suite

    🔥 La guerre au Moyen-Orient a déclenché "le plus grand choc énergétique" jamais connu, selon le PDG d'Aramco

    Le lundi 11 mai 2026

    Téhéran: Le patron du géant pétrolier saoudien Aramco a averti mardi que la guerre au Moyen-Orient avait déclenché le "plus grand choc énergétique" jamais connu dans le monde, estimant que les marchés pourraient ne retrouver un fonctionnement normal qu'en 2027.

    Lire la suite

    📈 Guerre: le prix du brut pourrait atteindre 117 à 134 dollars/baril

    Le mardi 24 mars 2026

    Paris: Le prix du pétrole pourrait atteindre 130 dollars par baril en mai si la guerre au Moyen-Orient continue, avec une répercussion particulièrement forte sur le gazole et le kérosène, a estimé mardi l'IFPEN (IFP Energies nouvelles).

    Lire la suite