A+ A A-

Le pétrole baisse, le défaitisme revenant au sujet de l'offre

prix du petrole New YorkNew York: Les cours du pétrole ont nettement baissé lundi, revenant sous les 30 dollars le baril, après qu'une rencontre infructueuse sur l'Arabie saoudite et le Venezuela a étouffé pour le moment les quelques espoirs d'une réduction concertée de l'offre entre les principaux producteurs.
Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en mars a cédé 1,20 dollar à 29,69 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a perdu 1,18 dollar à 32,88 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

"Les cours du pétrole baissent après une réunion +fructueuse+ entre les ministres saoudien et vénézuélien du Pétrole", a résumé Tim Evans de Citi, se référant ironiquement à un terme employé par l'agence officielle saoudienne de presse pour décrire la rencontre.

Alors que les investisseurs peinent à croire à un arrangement entre les principaux producteurs pour réduire une offre dont le niveau pléthorique a contribué à plomber en janvier les cours au plus bas depuis 2003, le ministre vénézuélien, Eulogio del Pino s'est rendu en Arabie saoudite, le plus gros producteur au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), après avoir rencontré des responsables russes la semaine dernière.

Cette réunion "n'a apparemment conduit à aucun changement d'attitude de l'Arabie saoudite sur sa réticence à participer à une réunion d'urgence de l'OPEP", a noté M. Evans. "Cela place la définition de +fructueux+ le plus bas possible et, à notre avis, laisse le marché face à une surabondance persistante."


- Rapports mensuels

"Après que les discussions entre l'Arabie saoudite et le Venezuela n'ont - sans surprise - rien donné, ce sont des déclarations iraniennes qui donnent à réfléchir", a renchéri Matt Smith, de ClipperData.

"Avec la levée des sanctions occidentales", à la suite de l'accord de l'été 2015 sur le programme nucléaire iranien, le pays, membre de l'Opep, "compte récupérer sa part de marché en Europe", a rapporté M. Smith. "Il prévoit de vendre 300.000 barils par jour (b/j) dans la région, selon son ministre du Pétrole, Bijan Zanganeh."

Le niveau élevé de l'offre, non seulement de l'OPEP et de la Russie mais aussi des Etats-Unis, a joué un grand rôle dans la chute des prix, qui ont perdu plus de deux tiers de leur valeur depuis la mi-2014.

Dans ce contexte sont apparues fin janvier des rumeurs d'accords, d'une part au sein de l'OPEP, d'autre part entre le cartel et la Russie, qui ont encouragé quelques tentatives de rebond du marché, sans que celles-ci aboutissent durablement.

"Pour le moment, on continue à observer des réunions sans résultat", a commenté James Williams, de WTRG Economics. "Il va probablement falloir attendre la fin de l'année avant que le marché devienne un minimum optimiste."

Les investisseurs s'apprêtent à prendre connaissance des rapports mensuels des trois grands observateurs du marché, le département américain de l'Energie (DoE) et l'Agence internationale de l'Energie (AIE) mardi, puis l'Opep mercredi.

"Tous ces rapports devraient souligner les thèmes dominants que sont la surabondance persistante et les inquiétudes sur la demande", a prévenu M. Smith.

(c) AFP

Commenter Le pétrole baisse, le défaitisme revenant au sujet de l'offre



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    jeudi 24 septembre 2026 à 13:51

    Interdire les exportations de diesel américain, "une tr…

    Washington: Une possible interdiction des exportations de diesel américain, défendue par Donald Trump pour faire baisser les prix aux Etats-Unis, serait "une...

    jeudi 24 septembre 2026 à 11:40

    Le pétrole grimpe faute de progrès au Moyen-Orient

    Londres: Les cours du pétrole sont en hausse jeudi, faute d'avancées diplomatiques vers une résolution de la guerre au Moyen-Orient lors de...

    jeudi 24 septembre 2026 à 10:29

    Gazole: prix moyen à la pompe dans l'UE au plus haut histori…

    Carburants: Les prix à la pompe du gazole dans l'Union européenne (UE) ont atteint un nouveau sommet à 2,23 euros le litre...

    mercredi 23 septembre 2026 à 21:38

    Les prix du pétrole ont monté, faute de progrès entre Iran e…

    Washington: Les prix du pétrole ont clôturé en hausse mercredi, les investisseurs restant sceptiques quant à une relance effective du dialogue entre...

    mercredi 23 septembre 2026 à 18:37

    USA : les stocks commerciaux de brut remontent, les raffiner…

    NYC / Stocks aux USA: Les réserves commerciales de pétrole brut ont augmenté la semaine passée aux Etats-Unis, en raison notamment d'un...

    mercredi 23 septembre 2026 à 16:39

    Le pétrole remonte et les craintes s'accentuent au sujet du …

    Londres: Les cours du pétrole remontent mercredi, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, où Donald Trump a alterné mardi entre menaces...

    mercredi 23 septembre 2026 à 12:41

    La flambée du pétrole et du gaz fragilise les ménages frança…

    Carburants: L’Insee anticipe une contraction de 0,4 % du pouvoir d’achat du revenu disponible brut par ménage en 2026.

    mercredi 23 septembre 2026 à 11:38

    Le pétrole hésite, jaugeant les efforts diplomatiques

    Londres: Les cours du pétrole hésitent mercredi, le regard tourné vers l'Assemblée générale de l'ONU, où le président iranien doit s'exprimer et...

    mercredi 23 septembre 2026 à 09:48

    Les marchés mondiaux portés par la détente sur le pétrole

    Paris: Les marchés mondiaux évoluent dans le vert mercredi, portés par la détente des cours de l'énergie et l'appétit pour les valeurs...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Mercredi 23 septembre 2026

    Dans la matinée, le prix du baril de Brent se reprenait légèrement à 99,55 $/baril (+0,30 %), soit 87,17 €/baril, après avoir clôturé mardi à 99,25 dollars. Malgré ce rebond, le cours du pétrole Brent restait sous le seuil symbolique des 100 dollars et affichait encore un recul de près de 6 % sur une semaine, tout en conservant une envolée de près de 64 % depuis le début de l’année. Les prix du pétrole restaient dominés par les espoirs de désescalade autour du détroit d’Ormuz : l’Iran a transmis à Washington ses conditions pour une possible réouverture du passage sous sept jours, après une rencontre de près de trois heures à New York entre responsables américains et iraniens. La perspective d’un accord faisait ainsi retomber une partie de la prime de risque géopolitique, même si les tensions entre les États-Unis et l’Iran demeuraient élevées.

    ⛽️ France: les prix des carburants, sujet politiquement inflammable

    Le lundi 09 mars 2026

    Paris: Entre matière première, taxes et coût de distribution, les prix des carburants en France dépendent de plusieurs variables. Le gouvernement tente de juguler leur flambée depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, mais il dispose de peu de leviers pour agir dans un contexte budgétaire contraint.

    Lire la suite

    🔴 La Berd alerte sur le risque d'un pétrole à 100 dollars pour la croissance mondiale

    Le jeudi 26 mars 2026

    Londres: La persistance d'un baril de pétrole à 100 dollars à cause de la guerre au Moyen-Orient freinerait la croissance économique mondiale en alimentant l'inflation, a alerté jeudi la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).

    Lire la suite

    🇻🇪 Le pétrole en ligne de mire de l’intervention US au Venezuela: quel scénario pour le baril ?

    Le lundi 05 janvier 2026

    Caracas: Quelques heures après la capture de Nicolás Maduro et son transfert vers les États-Unis, Donald Trump a affirmé vouloir « rouvrir » le Venezuela aux compagnies pétrolières américaines, tout en maintenant l'embargo sur le brut vénézuélien. Sur le papier, l'équation est simple: un pays assis sur des réserves géantes, une industrie pétrolière exsangue et Washington qui revient au centre du jeu. Dans les faits, les conséquences dépendront d'un triptyque décisif: sécurité, cadre juridique et prix du baril.

    Lire la suite