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Marché hésitant, dans l'attente des stocks américains et de la Fed

prix-du-petrole Londres Londres : Les prix du pétrole hésitaient mercredi en cours d'échanges européens, dans un marché attentiste avant la communication du niveau des stocks pétroliers aux États-Unis et la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Vers 11H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 109,48 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 47 cents par rapport à la clôture de mardi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance perdait 72 cents à 97,48 dollars.

"Les opérateurs de marché vont se focaliser (mercredi) sur les données sur les réserves pétrolières aux États-Unis pour la semaine terminée le 25 octobre", indiquait Andrey Kryuchenkov, analyste chez VTB Capital, précisant qu'une nouvelle hausse des stocks est attendue.

En effet, selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, les stocks de brut établis par le Département américain de l'Énergie (DoE) auraient augmenté de 2,2 millions de barils lors de la semaine terminée le 25 octobre tandis que les réserves d'essence et de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) auraient reculé de respectivement 100.000 et 400.000 barils.

La semaine dernière, le DoE avait fait part d'une très forte hausse des stocks de brut (+5,2 millions de barils), qui a porté leur augmentation à plus de 24 millions de barils en cinq semaines consécutives.

Une hausse des stocks pétroliers américains est généralement mal reçue par les investisseurs, qui y voient un mauvais indicateur de la demande énergétique aux États-Unis, premier consommateur mondial d'or noir.

De plus, "les opérateurs resteront attentifs aux conclusions du FOMC (Comité de politique monétaire de la Fed) qui seront publiées (mercredi) soir", signalaient les analystes de Saxo Banque.

Le FOMC, réuni depuis mardi, doit communiquer sa décision de politique monétaire vers 18H00 GMT mercredi.

De l'avis d'une large majorité d'analystes, la Fed s'apprête à opter pour le statu quo, c'est-à-dire la poursuite de ses mesures ultra-accommodantes pour soutenir une économie ébranlée par le blocus budgétaire.

L'institution injecte chaque mois 85 milliards de dollars de liquidités dans les circuits financiers dans le but de soutenir la reprise économique aux États-Unis.

Ces injections ont tendance à affaiblir le dollar et à alimenter l'appétit pour les actifs à risque, deux éléments qui jouent en faveur du pétrole.

Le Brent restait pour sa part soutenu par la persistance des tensions en Libye.

"Il n'y a aucune indication que la production pétrolière en Libye va bientôt se normaliser", rapportaient les analystes de Commerzbank, qui rappelaient qu'au cours "des quatre derniers mois, elle a été gênée par des protestations sur les lieux de production et d'exportation du pétrole".

Selon plusieurs analystes, les exportations pétrolières libyennes seraient actuellement tombées à moins de 100.000 barils, contre environ 500.000 barils début octobre.

Cet été, la production de brut dans ce pays était tombée jusqu'à 150.000 barils par jour (contre 1,5 million en temps normal).

afp/jq



(AWP / 30.10.2013 12h30)


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