A+ A A-

Le pétrole en ordre dispersé face à l'entrée en vigueur des sanctions contre le pétrole iranien

prix du petrole NYC/Cours de clôtureNYC/Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en ordre dispersé lundi alors qu'entraient en oeuvre les sanctions américaines contre le pétrole iranien, adoucies en partie par des exemptions temporaires.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a gagné 34 cents pour terminer à 73,17 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le contrat de décembre a cédé 3 cents pour clôturer à 63,10 dollars.

Le marché se préparait depuis longtemps à l'application des mesures annoncées par Washington pour faire pression sur Téhéran, l'administration de Donald Trump affichant en particulier sa volonté de réduire à zéro les exportations de brut iranien.

"Les prix du pétrole ont grimpé début octobre à des niveaux plus vus depuis plusieurs années dans l'anticipation de ces sanctions et d'une baisse de l'offre sur le marché mondial", a rappelé Matt Smith de ClipperData. "Ils sont peu à peu redescendus dans la mesure où l'offre est finalement restée à un niveau élevé", a-t-il ajouté.

Le WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. a sombré vers 01H20 GMT à son plus bas en sept mois, à 62,52 dollars. Vendredi, le Brent avait reculé à son plus bas en dix semaines, à 72,16 dollars.

"Et maintenant que les sanctions entrent vraiment en oeuvre, qu'on devrait vraiment voir les exportations iraniennes baisser, des exemptions sont accordées et on ne sait pas vraiment quelles effets elles vont avoir", a relevé le spécialiste.

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo a en effet annoncé lundi que les États-Unis autorisaient huit pays, parmi lesquels la Chine, l'Inde, le Japon, la Corée du Sud et l'Italie, à continuer d'acheter temporairement du pétrole iranien.

Les autres pays qui bénéficient d'une dérogation de six mois sont la Grèce, la Turquie et Taïwan, a-t-il ajouté, promettant une pression "implacable" tant que le régime iranien n'aura pas pris "un virage à 180 degrés" dans son comportement "déstabilisateur" au Moyen-Orient.

"Alors que les Saoudiens augmentent leur production pour compenser les sanctions contre Téhéran, si l'Iran continue de produire autant, nous pourrions en fait voir une hausse de la production", a estimé Joshua Mahony, analyste chez IG.

D'autres analystes préféraient rester prudents face à l'incertitude qui entoure ces sanctions.

"Il devrait y avoir juste assez de pétrole sur le marché pour répondre à la demande cet hiver", a ainsi jugé Ann-Louise Hittle, analyste chez Wood Mackenzie. "Cela laisse le marché vulnérable à une hausse hivernale de la demande ou à une nouvelle perturbation de l'offre", a-t-elle prévenu.

Par ailleurs, pour Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB, l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial, "n'aura bientôt plus à répondre aux besoins du président américain, Donald Trump, après les élections législatives".

Le président américain s'était en effet attaqué à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en leur demandant un prix plus bas de l'or noir alors que le prix trop élevé de l'essence aurait pu mécontenter les électeurs américains avant le vote, qui se tiendra mardi.


(c) AFP

Commenter Le pétrole en ordre dispersé face à l'entrée en vigueur des sanctions contre le pétrole iranien



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    mardi 29 septembre 2026 à 21:29

    Moyen-Orient: le pétrole baisse face à des signaux de repris…

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont clôturé en petite baisse mardi, sous l'effet de signaux encourageants quant à une reprise...

    mardi 29 septembre 2026 à 16:11

    Le pétrole baisse avec davantage d'exportations du Moyen-Ori…

    Londres: Les cours du pétrole reculent mardi, le marché faisant état de plus de barils exportés depuis le Moyen-Orient malgré l'impasse diplomatique...

    mardi 29 septembre 2026 à 15:49

    L'Afrique sera pratiquement autosuffisante en carburants d'i…

    Carburants: La plupart des pays africains assureront d'ici 2030 leurs besoins en carburants en se fournissant sur le continent, a assuré mardi...

    mardi 29 septembre 2026 à 14:50

    Carburants: prix plafonnés dans près de la moitié des statio…

    Carburants: Après Eni et IP, un troisième groupe énergétique exerçant en Italie, Q8, a annoncé mardi qu'il allait plafonner le prix des...

    mardi 29 septembre 2026 à 12:21

    Les prix du pétrole repartent à la baisse

    Londres: Les cours du pétrole hésitaient mardi sur les marchés des hydrocarbures.

    lundi 28 septembre 2026 à 21:49

    Moyen-Orient: les cours du pétrole tiraillés face aux incert…

    Cours de clôture: Une forte hausse, suivie d'un passage en recul pour finalement clôturer en légère progression: les cours du pétrole ont...

    lundi 28 septembre 2026 à 20:53

    TotalEnergies garde le cap sur le pétrole et le gaz, surfe s…

    TotalEnergies: TotalEnergies maintient le cap dans le pétrole et le gaz et annonce viser sur la période 2030-2035 "une croissance de 2...

    lundi 28 septembre 2026 à 09:29

    Le pétrole démarre la semaine sur les chapeaux de roue

    Paris: Les prix du pétrole prenaient l'ascenseur lundi, au sortir d'un week-end émaillé de nouvelles autour du Golfe persique.

    dimanche 27 septembre 2026 à 17:46

    Malgré le rejet de Trump, l'Iran maintient ses conditions po…

    Téhéran: L'Iran a fait savoir dimanche qu'il maintenait ses conditions pour rouvrir le détroit stratégique d'Ormuz, malgré le rejet par Donald Trump...

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    ★ Vendredi 25 septembre 2026

    A la mi-journée, le prix du baril de Brent reculait légèrement à 105,50 $/baril (-1,03 %), soit 92,62 €/baril, après avoir clôturé jeudi en forte hausse de 3,41 %, à 106,60 dollars. Malgré ce repli, le cours du pétrole Brent conservait une progression de +1,64 % sur une semaine, de près de +21 % sur un mois et de près de +74 % depuis le début de l’année, par rapport aux 60,75 dollars de la première clôture de 2026. Les prix du pétrole restaient soutenus par l’absence d’avancées diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran à l’Assemblée générale de l’ONU, tandis que le blocage du détroit d’Ormuz et les tensions entre les Houthis et l’Arabie saoudite continuaient de limiter les capacités d’exportation des pays du Golfe et de renchérir le transport maritime.

    🔥 La guerre au Moyen-Orient a déclenché "le plus grand choc énergétique" jamais connu, selon le PDG d'Aramco

    Le lundi 11 mai 2026

    Téhéran: Le patron du géant pétrolier saoudien Aramco a averti mardi que la guerre au Moyen-Orient avait déclenché le "plus grand choc énergétique" jamais connu dans le monde, estimant que les marchés pourraient ne retrouver un fonctionnement normal qu'en 2027.

    Lire la suite

    5️⃣ choses à savoir sur le blocage du détroit d'Ormuz

    Le mercredi 18 mars 2026

    Téhéran: En temps normal, environ un cinquième du pétrole brut mondial comme du gaz naturel liquéfié transite par le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique aujourd'hui quasiment paralysée par la guerre au Moyen-Orient.

    Lire la suite

    📈 De TotalEnergies à Shell, les compagnies européennes raflent la mise

    Le jeudi 07 mai 2026

    Londres: Les compagnies pétrogazières européennes ont dégagé d'énormes profits au 1er trimestre, profitant de la volatilité des cours provoquée par la guerre au Moyen-Orient, ce qui a relancé de Londres à Paris les appels à taxer ces bénéfices exceptionnels.

    Lire la suite