A+ A A-

Le brut termine en baisse à New York après un indicateur décevant

prix-du-petrole (reprise de la veille)</p(reprise de la veille):

(reprise de la veille)


New York - Le cours du pétrole new-yorkais a terminé en baisse lundi à New York, un indicateur de mauvais augure pour la consommation énergétique aux Etats-Unis reléguant au second plan les craintes d'une montée des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en octobre a cédé 50 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 105,92 dollars.

A Londres dans les échanges électroniques, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre s'échangeait à 110,94 dollars vers 19H45 GMT sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 10 cents par rapport à la clôture vendredi. Les volumes étaient particulièrement faibles alors que la place financière londonienne était fermée pour cause de jour férié.

L'annonce d'un chiffre décevant sur les commandes de biens durables a en tout cas pesé sur le marché du brut américain: selon le département du Commerce, ces commandes ont chuté de 7,3% en juillet comparé à juin dans le pays.

Elles mettent ainsi fin à trois mois consécutifs de hausse et enregistrent leur plus fort recul depuis près d'un an.

"Cet indicateur pousse les investisseurs à s'interroger sur la vigueur de la reprise économique américaine" et par ricochet, sur la demande de brut dans le pays, a remarqué Carl Larry de Oil Outlooks and Opinion. Aussi, après une forte progression des prix vendredi, "les courtiers en profitent pour effectuer quelques prises de bénéfices".

Les opérateurs commencent aussi à anticiper une moindre demande de brut à l'approche de la fin de la saison des grands déplacements en voiture à l'occasion des vacances d'été, a estimé l'analyste indépendant Andy Lipow.

Autre facteur pesant sur le cours du baril selon Matt Smith de Schneider Electric: les autorités libyennes ont levé partiellement l'état de force majeure au terminal pétrolier de Brega (est).

Les investisseurs accueillent donc avec soulagement la reprise des exportations depuis ce port après plusieurs semaines de fermeture.

Le conflit entre le gouvernement libyen et des milices gardant des installations pétrolières ont fait chuter la production du pays, qui s'établit actuellement autour de 670'000 b/j, contre 1,5 à 1,6 million b/j en temps normal.

Parallèlement, les acteurs du marché ont continué lundi à "tenter d'évaluer les risques que pourrait faire peser sur l'approvisionnement en pétrole brut une intervention contre le régime d'Assad en Syrie", a souligné Phil Flynn de Price Futures Group.

Longtemps réticents à intervenir militairement au Moyen-Orient, les Etats-Unis ont durci le ton ce week-end face à la Syrie après une attaque chimique présumée.

Lundi le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a annoncé que des experts de l'ONU avaient recueilli des témoignages accréditant l'utilisation d'armes chimiques le 21 août dans la banlieue de Damas.

Le pays n'est pas un grand producteur de brut en soi, sa production étant passé de 350'000 barils par jour en mars 2011 à 50'000 barils actuellement, ont remarqué les analystes de Barclays.

Mais "le risque pour le marché pétrolier est que le conflit syrien s'étende aux pays voisins et mette en péril la production de la région", qui représente 35% de la production mondiale d'or noir. Déjà "les conditions sécuritaires en Irak, deuxième production de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), se sont fortement détériorées en raison du conflit en Syrie", ont-ils remarqué.

afp/rp



(AWP / 27.08.2013 06h21)


Commenter Le brut termine en baisse à New York après un indicateur décevant



    Communauté prix du baril


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    mercredi 09 septembre 2026 à 13:08

    Coopérative U anticipe des carburants sous tension sans paix…

    Carburants: Le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, a relié mercredi la hausse des prix à la pompe aux perturbations qui affectent...

    mercredi 09 septembre 2026 à 09:48

    Le prix du baril de Brent atteint les 100 dollars

    Londres: Le baril de pétrole Brent a atteint les 100 dollars mercredi pour la première fois depuis fin juillet, après de nouvelles...

    mercredi 09 septembre 2026 à 09:42

    Le pétrole bondit, les Bourses accusent le coup

    Paris: Les marchés mondiaux marquaient le pas mercredi, pénalisés par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la flambée des prix de l'énergie.

    mardi 08 septembre 2026 à 12:59

    Le pétrole s'approche des 100 dollars porté par des attaques…

    Londres: Les cours du pétrole sont en hausse mardi, portés par la série d'attaques des rebelles houthis du Yémen sur le sud-ouest...

    mardi 08 septembre 2026 à 11:56

    La Suisse doit puiser dans ses réserves d'essence

    Berne: La Suisse doit puiser dans ses réserves obligatoires de diesel et d'essence pour assurer l'approvisionnement du pays.

    lundi 07 septembre 2026 à 12:45

    Le pétrole maintenu à des niveaux élevés avec de nouvelles a…

    Londres: Les cours du brut hésitent lundi, les attaques du weekend entre les Etats-Unis et l'Iran sur des navires maintenant les hydrocarbures...

    samedi 05 septembre 2026 à 16:52

    L'armée américaine dit avoir "détruit" trois pétro…

    Téhéran: L'armée américaine a indiqué avoir frappé et "détruit" trois pétroliers iraniens samedi, un dans le Golfe et deux dans le Golfe...

    vendredi 04 septembre 2026 à 21:31

    Le pétrole en petite hausse pour conclure une semaine

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en petite hausse vendredi, le marché tentant d'estimer l'ampleur des conséquences de l'escalade...

    vendredi 04 septembre 2026 à 14:05

    Le SP95-E10 atteint son plus haut niveau depuis la guerre en…

    Carburants: Le prix moyen du SP95-E10, essence la plus consommée par les automobilistes français, s'établissait vendredi 4 septembre à 2,090 €/l.

    Toute l'actualité du baril et des cours du pétrole

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Mardi 8 septembre 2026

    En début d’après-midi, le prix du baril de Brent s’approchait du seuil des 100 dollars, à 98,62 $/baril (+1,67 %), soit 84,93 €/baril. Le cours du Brent gagnait ainsi 2,43 % par rapport aux 96,28 dollars de la clôture de vendredi, après avoir déjà bondi de près de 8 % sur la semaine précédente. Les prix du pétrole étaient soutenus par une série d’attaques des Houthis contre l’Arabie saoudite, qui ont notamment touché des installations de Saudi Aramco et interrompu l’activité de plusieurs sites énergétiques. La tension restait également forte autour du détroit d’Ormuz, l’Iran ayant annoncé la création prochaine d’une nouvelle « zone interdite » près de ce passage stratégique, quelques jours après que l’armée américaine a affirmé avoir détruit trois pétroliers iraniens. Signe supplémentaire des tensions sur l’approvisionnement, le diesel européen approchait désormais les 200 dollars le baril.

    5️⃣ choses à savoir sur le blocage du détroit d'Ormuz

    Le mercredi 18 mars 2026

    Téhéran: En temps normal, environ un cinquième du pétrole brut mondial comme du gaz naturel liquéfié transite par le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique aujourd'hui quasiment paralysée par la guerre au Moyen-Orient.

    Lire la suite

    🛢️ Crises financières et pétrole : comment les krachs boursiers influencent le prix du baril

    Le lundi 07 avril 2025

    Paris: Ce lundi 7 avril 2025, l’escalade des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine a déclenché un krach boursier historique, plongeant les marchés mondiaux dans le rouge. Comme à chaque crise financière, le marché pétrolier subit de plein fouet les répercussions, avec une chute des cours alimentée par la crainte d’un ralentissement économique. De 1929 à la pandémie de 2020, retour sur ces krachs et leur impact sur les prix du pétrole.

    Lire la suite

    🔥 La guerre au Moyen-Orient a déclenché "le plus grand choc énergétique" jamais connu, selon le PDG d'Aramco

    Le lundi 11 mai 2026

    Téhéran: Le patron du géant pétrolier saoudien Aramco a averti mardi que la guerre au Moyen-Orient avait déclenché le "plus grand choc énergétique" jamais connu dans le monde, estimant que les marchés pourraient ne retrouver un fonctionnement normal qu'en 2027.

    Lire la suite