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Le brut se replie à New York

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(reprise de la veille)


New York - Le pétrole se repliait légèrement mercredi à New York à la fermeture, juste avant le rejet, attendu, par l'administration Obama de la construction d'un oléoduc controversé en Amérique du Nord, et alors que restaient vives les inquiétudes au sujet de l'Iran et de la zone euro.

Le baril de "light sweet crude" pour livraison en février a terminé à 100,59 dollars sur le New York Mercantile Exchange, en baisse de 12 cents par rapport à la veille.

A Londres, sur l'Intercontinental Exchange, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance en mars a cédé 87 cents à 110,66 dollars par rapport à mardi.

"Le président Obama va mettre fin au projet de l'oléoduc Keystone et il y a un peu de confusion (parmi les investisseurs) sur ce qu'il va se passer par la suite et quand cela va se passer, ce qui fait baisser les prix", a expliqué Phil Flynn, de PFG Best.

La séance s'est achevée juste avant que le département d'Etat annonce avoir "recommandé ce jour au président Barack Obama le rejet du projet d'oléoduc Keystone", censé courir sur 2.700 km entre la province canadienne d'Alberta et le Golfe du Mexique.

Cette décision résulte du fait que le département d'Etat "n'a pas eu assez de temps pour obtenir les informations nécessaires afin de déterminer si le projet, dans son état actuel, sert les intérêts nationaux", explique le communiqué.

Sous pression des écologistes, l'administration américaine avait reporté ce projet à 2013 pour réaliser une étude supplémentaire sur l'environnement, au grand dam des adversaires républicains du président démocrate Barack Obama qui souhaitaient que le projet soit approuvé.

Mais une loi adoptée fin décembre contraignait l'administration américaine à prendre une décision sur ce projet avant fin février.

Par ailleurs, la perspective d'un éventuel report de six mois d'un embargo complet de l'Union européenne sur le brut iranien, qui impliquerait une mise en place progressive et donc moins brutale pour le marché du pétrole, tirait également les prix du brut coté à New York vers le bas.

Un sommet européen doit décider le 23 janvier des modalités de cet embargo. De son côté, le ministre irakien du Pétrole, Abdel Karim al-Luaybi, a annoncé qu'il se rendrait jeudi en Iran pour tenter d'apaiser les tensions entre Téhéran et les pays occidentaux.

Autre facteur de nature à freiner l'enthousiasme des investisseurs, l'Agence internationale de l'Energie (AIE) a revu mercredi en nette baisse, pour le cinquième mois d'affilée, sa prévision de demande mondiale de pétrole pour 2012 en raison de la crise économique qui sévit notamment en Europe.

Selon son rapport mensuel, la consommation de brut s'établirait à 90 millions de barils par jour (mb/j) cette année, soit 0,2 mb/j de moins que prévu le mois dernier, ce qui représentera une progression de 1,2% par rapport à 2011.

"Le marché est donc relativement attentiste, les investisseurs veulent des précisions sur toutes ces informations", a résumé M. Flynn.

Le cours du Brent, qui avait déjà peiné à grimper lundi, était particulièrement affecté par la crainte d'une aggravation de la crise des dettes européennes, mise en exergue par l'abaissement des notes souveraines de neuf pays (dont la France qui a perdu son triple A) par l'agence de notation Standard and Poor's vendredi.

De plus, le Brent était sous pression en raison de l'accroissement progressif de la production en Libye (principalement destinée au marché européen), et de la fermeture de raffineries en Europe (qui amoindrit d'autant les besoins de pétrole brut), a expliqué David Hufton, analyste du courtier PVM.

rp



(AWP / 19.01.2012 06h21)


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