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Le pétrole accélère sa chute avec la baisse des prix saoudiens

cours du pétroleLondres:  Les cours du pétrole accéléraient leur chute lundi après des informations de presse selon lesquelles l'Arabie saoudite a baissé le prix de son pétrole, ce qui relance les inquiétudes sur la demande et les dissensions au sein de l'OPEP.
Vers 15H40 GMT (16H40 HEC), le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. pour la mer du Nord, pour livraison en mars, tombait de 3,63%, à 75,90 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison en février, chutait de 4,16%, à 70,74 dollars, après avoir frôlé la barre des -5% sur la séance.

Les cours des deux références mondiales fléchissaient après que le géant pétrolier saoudien "Saudi Aramco a réduit le prix officiel pour les chargements (de pétrole) de février pour toutes les destinations", des baisses dépassant celles anticipées par les acheteurs, note Michael Carolan, d'Argus, interrogé par l'AFP.

L'Arabie saoudite, chef de file de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), a notamment abaissé dimanche le prix pour février de son brut léger ("Arab Light") destiné aux clients asiatiques, au plus bas niveau plus de deux ans, rapporte la presse financière.

Or "cet ajustement pourrait être le signe d'une faiblesse de la demande dans ce segment", ou refléter "une forte croissance de l'offre de pétrole brut léger, notamment le pétrole de schiste, en provenance des États-Unis", qui ferait concurrence à la production saoudienne, décrypte Bjarne Schieldrop, analyste de Seb.

Ces informations rajoutent également à la confusion au sein de l'OPEP, qui peine à faire valoir son unité, après l'annonce du départ de l'Angola en décembre et les tensions entourant la dernière réunion des pays membres et de leurs alliés.


Afin de tenter de remonter les prix, plombés par les craintes sur la vitalité de la demande mondiale, l'OPEP et ses alliés de l'accord OPEP+ ont mis en oeuvre, ce mois-ci, de nouvelles coupes de production de 900.000 barils par jour, qui doivent durer jusqu'en mars au moins.

Elles s'ajoutent à des réductions déjà annoncées, pour un total de près de 5 millions de barils par jour.

Or en abaissant ses prix, "l'Arabie saoudite signale qu'elle vise à rester compétitive sur le marché et qu'elle n'est pas disposée à réduire unilatéralement son volume en dessous de la barre des 9 millions de baril par jour", après avoir précédemment encaissé des coupes de production, selon M. Schieldrop, de Seb.

"Les observateurs du pétrole s'interrogent à juste titre sur le fait que la réduction" des prix de l'Arabie saoudite vise à concurrencer non seulement les non-membres de l'OPEP, mais aussi ceux du cartel eux-mêmes, note John Evans, analyste chez PVM Energy.

En fin de semaine, les prix avaient été portés par les craintes d'une possible extension régionale du conflit entre le mouvement islamiste palestinien Hamas et Israël, et les inquiétudes sur la production Libyenne.

En Libye, un mouvement de protestation contre les prix élevés du carburant a en effet entraîné la fermeture du plus grand champ pétrolier du pays, al-Charara, situé dans le sud-ouest, restreignant l'offre.

Par ailleurs, lors d'une escale au Qatar, en tournée dans la région, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a averti ce week-end que le conflit pourrait "aisément se métastaser" dans la région.

(c) AFP

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