Le pétrole reprend son souffle et ouvre en baisse à New York
Vers 14H05 GMT, le baril de light sweet crude (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en février, la référence américaine, cédait 54 cents et s'échangeait à 61,47 dollars sur le New York Mercantile Exchange.
La veille, les cours de l'or noir ont grimpé à leur plus haut niveau en séance depuis mi-2015, à 62,21 dollars pour le WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. et à 68,27 dollars pour le Brent à Londres, et en clôture depuis décembre 2014.
"La semaine a été riche en informations pour le marché du pétrole, entre l'importante baisse des réserves de brut aux Etats-Unis (-7,4 millions de barils sur une semaine), les inquiétudes sur les tensions en Iran et ses possibles conséquences sur la production dans ce pays, et la poursuite du rééquilibrage entre l'offre et la demande", a-t-il rappelé.
Tirés vers le haut par tous ces éléments, "les cours s'approchent d'un niveau suscitant la crainte d'une possible correction", a estimé M. McGillian.
Les investisseurs sont particulièrement sensibles au fait que les Etats-Unis ne cessent d'augmenter leur production, qui atteint désormais environ 9,7 millions de barils par jour.
"On a entendu dire que les Saoudiens ont, pour le deuxième mois de suite, baissé le prix officiel de leur pétrole vendu aux Etats-Unis, ce qui est peut-être le signe qu'ils ne veulent plus être les seuls à supporter le gros de la baisse de l'offre au niveau mondial", a souligné le spécialiste.
L'Arabie saoudite, en chef de file de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, s'est en effet engagée depuis plus d'un an à réduire sa production dans le cadre d'un accord visant à restreindre l'approvisionnement d'or noir sur le marché mondial pour in fine faire remonter les prix.
Alors que la production américaine est pour l'instant dictée par les industriels du pétrole de schiste, les marchés devront à plus long terme garder un oeil sur les exploitations offshore, alors que l'administration Trump a fait part jeudi de son intention d'ouvrir la quasi-totalité des eaux littorales des Etats-Unis.
"Le processus va prendre du temps, et n'aura pas d'effet sur l'offre de pétrole dans les deux prochaines années, mais sur le long terme, il sera crucial", a prévenu Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix.
(c) AFP