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Le pétrole se fixe sous 50 dollars le baril à New York, l'offre continue à inquiéter

prix-du-petrole New YorkNew York: Le cours du pétrole a de nouveau fini mardi à New York par une chute à un plus bas de près de six ans, s'installant sous 50 dollars le baril, dans un marché toujours dominé par les angoisses sur une production excessive.
Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en février a cédé 2,11 dollars à 47,93 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), soit son plus bas niveau en clôture depuis le 21 avril 2009.

A Londres, les cours du Brent de la mer du Nord pour même échéance se sont, eux, rapprochés des 50 dollars, perdant 2,01 dollars à 51,10 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

Les inquiétudes persistent au sujet de la volonté de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), en premier lieu l'Arabie saoudite, de ne pas réduire sa production, tandis que celle des Etats-Unis continue à augmenter, a expliqué James Williams, de WTRG.

L'Arabie saoudite a réduit ses prix de ventes officiels pour livraison en février vers l'Europe et les États-Unis, fidèle à sa nouvelle stratégie de protection de ses parts de marchés, ont noté plusieurs analystes.

De plus, les grands investisseurs ont déjà les yeux tournés vers le printemps, qui voit habituellement une demande peu élevée, a prévenu James Williams. D'ici là, nous pourrions assister à une baisse des prix jusqu'à 40 dollars le baril, voire en dessous.

Il estime en outre que le marché attendait peu de répit en ce qui concerne les stocks hebdomadaires de pétrole brut aux Etats-Unis, qui sont attendus mercredi matin.

Ils devraient augmenter car les producteurs limitent leurs réserves en fin d'année pour des raisons fiscales, avant de les réapprovisionner une fois passé le 31 décembre, a expliqué James Williams.

Dans ce contexte, un rapport de la banque Evercore IS a prévenu que la chute des cours du brut mettrait un coup d'arrêt aux investissements des compagnies pétrolières même si les projets en Afrique et au Moyen-Orient devraient s'en sortir indemnes.

Selon le rapport, ces entreprises vont sabrer de 10 à 15% leurs dépenses d'exploration et de production au niveau mondial pour s'adapter à la moindre rentabilité du baril de pétrole, qui a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis juin. A l'époque, le prix du baril de brut dépassait 105 dollars à New York.




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