Menu
RSS
A+ A A-

Pour survivre, le parapétrolier CGG lance sa restructuration financière

prix du petrole ParisParis: CGG continue de subir de plein fouet la dégringolade du pétrole: le groupe parapétrolier français a annoncé vendredi la nomination d'un mandataire ad hoc pour pouvoir négocier l'allègement de sa dette, devenue insoutenable dans un marché durablement difficile qui a affecté ses résultats en 2016.
CGG souffre de la pression des compagnies pétrolières et gazières, ses principaux clients, elles-mêmes obligées de tailler dans leurs dépenses face à la chute des cours du brut: s'ils ont amorcé une nette remontée depuis l'accord de limitation de la production conclu l'automne dernier, les prix de l'or noir valent toujours moitié moins qu'à l'été 2014.

"Dans cet environnement, et compte tenu d'une reprise de marché décalée dans le temps, nos résultats ne devraient pas nous permettre de générer le cash flow nécessaire au service de la dette actuelle dans les années à venir", a prévenu le directeur général du groupe, Jean-Georges Malcor, dans un communiqué.

"CGG s'engage donc, avec l'approbation de son conseil d'administration, dans un processus de restructuration financière dont l'objectif est de réduire de manière drastique la dette et son coût en numéraire", a-t-il poursuivi.

La dette nette de CGG atteignait 2,3 milliards de dollars fin 2016, sous l'objectif de 2,4 milliards que s'était fixé le groupe et réduite de 8% en un an.

La réduction proposée passe par une conversion en actions de la dette non sécurisée (environ 1,9 milliard de dollars détenu principalement par des fonds d'investissement) et une extension de la maturité des échéances de la dette sécurisée.

Afin de faciliter les discussions avec les prêteurs, un mandataire ad hoc a été nommé le 27 février par le tribunal de commerce de Paris, une procédure qui nécessitait l'accord préalable d'une majorité des créanciers. Le mandat ad hoc est une procédure de règlement amiable des difficultés, dont le but est de rétablir la situation de l'entreprise avant qu'elle ne soit en cessation de paiement.

"Nous sommes tous sur le pont pour aller vite", a commenté Jean-Georges Malcor lors d'une conférence téléphonique, se disant confiant dans l'aboutissement des négociations.

Poursuite de l'activité

A 09H27 (08H27 GMT), l'action CGG chutait de 13,58% à 7,70 euros dans un marché en baisse de 0,16%. Sa valeur a été divisée par près de trois en un an.

Concernant la poursuite de ses activités, CGG a assuré disposer "de la trésorerie suffisante pour assurer la continuité d'exploitation du groupe au moins jusqu'au 31 décembre 2017, sous réserve que des actions spécifiques, soumises à négociation avec d'autres parties, soient menées à bien".

Le groupe souhaite notamment obtenir un moratoire ou la suspension des covenants (clauses) financiers, dont il avait déjà obtenu la non application pour 2016. Leur non-respect déclencherait l'exigibilité anticipée de la quasi-totalité de la dette, à laquelle il ne pourrait faire face.

"Si ces discussions s'avéraient infructueuses, et pour éviter le risque d'exigibilité anticipée de sa dette, la société envisagera toutes les options légales disponibles pour préserver l'activité du groupe pendant la négociation des termes de sa restructuration financière", a-t-il prévenu.

Pour 2017, le parapétrolier a dit s'attendre à des résultats d'exploitation "très similaires" à ceux de l'an dernier, avec toutefois une génération de trésorerie moindre.

En 2016, la perte nette a été réduite à 576,6 millions de dollars (contre 1,4 milliard en 2015), mais elle reste supérieure aux prévisions du consensus d'analystes compilé par FactSet. Le chiffre d'affaires a chuté de 43% à 1,2 milliard de dollars, pour une perte opérationnelle de 212,7 millions, à comparer à un bénéfice opérationnel de 60,9 millions (retraité) en 2015.

"Les dépenses d'exploration de nos clients sont restées faibles et le quatrième trimestre n'a pas donné de signe d'amélioration malgré la remontée des prix du brut", a expliqué M. Malcor. "En d'autres termes, nous ne voyons pas de rebond en 2017".

CGG a aussi déployé un plan de transformation prévoyant une baisse drastique des coûts, des investissements et de l'exposition aux activités très cycliques de sa division marine, dans le cadre d'une stratégie visant à évoluer d'une société d'acquisition sismique vers un groupe intégré dans les géosciences.

Les effectifs ont été réduits de près de moitié depuis fin 2013, pour s'établir à 5.800 employés.

(c) AFP

Les dernières actualités des prix du pétrole

mardi 25 septembre 2018 à 05:54

Le pétrole poursuit sa hausse en Asie

Singapour: Les cours du pétrole continuaient de grimper mardi en Asie, portés par la décision de l'Opep et de ses partenaires de...

lundi 24 septembre 2018 à 21:43

Pétrole: l'Opep ignorant Trump, le Brent grimpe au plus haut…

Londres: Le prix du pétrole londonien a grimpé lundi à son niveau le plus élevé depuis novembre 2014 après la décision de...

lundi 24 septembre 2018 à 17:51

France: les prix des carburants en baisse

Paris: Les prix des carburants vendus dans les stations service françaises se sont affichés en baisse la semaine dernière, selon des chiffres...

lundi 24 septembre 2018 à 16:21

Le pétrole grimpe, le Brent au plus haut depuis 2014 après l…

Londres: Les cours du pétrole montaient lundi en cours d'échanges européens, le Brent ayant touché son plus haut niveau depuis près de...

lundi 24 septembre 2018 à 15:27

Les majors du pétrole s'engagent à réduire leurs émissions d…

Paris: De grandes compagnies pétrolières réunies dans une coalition internationale se sont engagées lundi à réduire leurs émissions de méthane, se fixant...

lundi 24 septembre 2018 à 11:18

Le baril de pétrole Brent au plus haut depuis novembre 2014…

Londres: Le prix du baril de pétrole Brent a atteint lundi son niveau le plus élevé depuis novembre 2014, à près de...

lundi 24 septembre 2018 à 07:39

Pétrole: l'Opep et ses partenaires interviendront s'ils le j…

Alger: Les pays producteurs de pétrole interviendront pour éviter une pénurie sur le marché lorsqu'ils jugeront le moment opportun, a déclaré le...

lundi 24 septembre 2018 à 06:02

Le pétrole orienté à la hausse en Asie

Singapour: Les cours du pétrole étaient orientés à la hausse, lundi en Asie, au lendemain de la décision de l'Opep et de...

dimanche 23 septembre 2018 à 17:04

L'Iran appelle l'Opep à ne pas céder aux "menaces"…

Téhéran: Le ministre iranien du Pétrole a dit espérer que les membres de l'Opep ne céderaient pas aux "menaces" de Donald Trump...

Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

Tensions géopolitiques : le pétrole profite d’une accalmie pour se refaire une santé

Le lundi 17 septembre 2018 - Comprendre l'industrie pétrolière

Depuis le 14 août où il a enregistré son niveau le plus bas sur les deux derniers mois, il a été constaté une légère reprise du cours de l’or noir sur les différents marchés. En cause, l’apaisement des tensions entre Washington et Pékin, ainsi que la baisse des craintes au sujet des devises émergentes.

Lire la suite

En avril 2018, le prix du pétrole accélère vivement

Le jeudi 24 mai 2018 - Comprendre l'industrie pétrolière

En avril 2018, le prix du pétrole en euros accélère vivement (+9,8 % après +1,4 % en mars). Les prix en euros des autres matières premières importées rebondissent légèrement (+0,3 % après −1,4 %). Le prix du pétrole accélère En avril 2018, le prix du baril de pétrole de la mer du Nord (Brent) en euros accélère fortement (+9,8 % après +1,4 % en février), à 59 € en moyenne par baril, sous l'effet d'une demande vigoureuse et de tensions géopolitiques. La hausse d'avril est un peu moins marquée en dollars (+9,0 % après +1,3...

Lire la suite

En mars 2018, le prix du pétrole augmente un peu

Le jeudi 10 mai 2018 - Comprendre l'industrie pétrolière

En mars 2018, le prix du pétrole en euros augmente modérément (+1,4 % après −6,6 % en février). Les prix en euros des autres matières premières importées se replient (−1,4 % après +0,3 %). Le prix du pétrole augmente modérément En mars 2018, le prix du baril de pétrole de la mer du Nord (Brent) en euros augmente un peu (+1,4 % après −6,6 % en février), à 54 € en moyenne par baril. La hausse de mars est à peine moins marquée en dollars (+1,3 % après −5,4 %). Cours du pétrole mars 2018 (Brent)

Lire la suite