CGG, la Compagnie générale de géophysique créée en 1931, s'appelle Viridien depuis son assemblée générale du 15 mai 2024, et son action est cotée à la Bourse de Paris sous le code VIRI depuis le 21 mai 2024. C'est la même entreprise française, basée à Massy (Essonne) : elle traite et vend les données sismiques qui montrent le sous-sol aux compagnies pétrolières, et fabrique avec sa filiale Sercel le matériel qui les enregistre. Elle a cessé en 2020 de mener elle-même les campagnes de mesure et a réalisé 1 165 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2025 avec environ 3 200 salariés.
CGG n'a pas disparu : elle a changé de nom. Le 15 mai 2024, l'assemblée générale des actionnaires a adopté le nom Viridien, et le code de l'action à la Bourse de Paris est passé de CGG à VIRI le 21 mai 2024. C'est la même société anonyme de droit français, avec les mêmes métiers ; ses filiales gardent leur nom juridique, comme Sercel ou CGG Services.
Avec ce nom, le groupe se présente comme une entreprise de technologie et de données sur la Terre, et plus seulement comme un spécialiste de la sismique pétrolière : ses outils servent aussi au stockage du carbone, aux mines, à la surveillance des ouvrages et à la défense. La même année, l'action a été regroupée : à la fin de juillet 2024, 100 anciennes actions ont été échangées contre une nouvelle, ce qui a multiplié le cours par cent sans changer la valeur des portefeuilles.
À retenir CGG s'appelle Viridien depuis le 15 mai 2024 ; son action est cotée sous le code VIRI depuis le 21 mai 2024.
La sismique consiste à envoyer des ondes dans le sol ou sous la mer et à enregistrer leurs échos. Traités par des calculateurs très puissants, ces signaux donnent une image des couches du sous-sol et des pièges où le pétrole et le gaz peuvent s'accumuler. Viridien ne produit pas de pétrole : ses clients sont les compagnies pétrolières, qui s'appuient sur ces images pour choisir où forer, bien avant la production de pétrole. Le groupe compte trois activités, qui ont réalisé ensemble 1 165 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2025 (chiffres de gestion) :
Les deux premières activités font l'essentiel des bénéfices : 549 millions de dollars d'excédent brut d'exploitation ajusté (Ebitda) en 2025, en hausse de 20 %, sur un total de 551 millions.
À retenir Trois métiers : imagerie (444 millions de dollars en 2025), données (406 millions) et équipements Sercel (315 millions).
Sercel est la branche industrielle du groupe. Elle conçoit et fabrique le matériel qui enregistre les ondes sismiques : capteurs posés à terre, nœuds déposés au fond de la mer, flûtes remorquées par les navires, vibrateurs, des engins qui font trembler le sol. Son siège est à Carquefou, près de Nantes. En 2017, elle avait aussi des usines à Nantes, à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), aux États-Unis, aux Pays-Bas et à Singapour.
Les ventes de Sercel suivent les campagnes d'exploration des compagnies. En 2025, la filiale a réalisé 315 millions de dollars de chiffre d'affaires (-5 %) et 32 millions d'Ebitda ajusté (-10 %). En 2026, c'est l'activité la plus touchée par le conflit au Moyen-Orient : selon Viridien, il a surtout pesé sur Sercel au deuxième trimestre, et le groupe y a renforcé la maîtrise des coûts.
Viridien publie ses comptes en dollars, quatre fois par an, en deux séries : ses chiffres de gestion et ses comptes officiels aux normes IFRS, qui enregistrent à un autre moment les ventes de données préfinancées. Il met en avant son flux de trésorerie net, consacré à la baisse de la dette.
Année 2025 (publiée le 26 février 2026) : chiffre d'affaires de gestion de 1 165 millions de dollars (+4 %) et Ebitda ajusté de 551 millions (+21 %), soit une marge de 47 %, contre 41 % en 2024. En IFRS, le chiffre d'affaires recule de 12 %, à 1 071 millions, mais le bénéfice net progresse de 40 %, à 71 millions de dollars. Le flux de trésorerie net a presque doublé, à 107 millions, au-dessus de l'objectif de 100 millions.
Premier semestre 2026 : le chiffre d'affaires de gestion est tombé à 214 millions de dollars au premier trimestre (-29 %, publié le 5 mai), puis à 232 millions au deuxième (-15 %), soit 446 millions sur six mois (-22 %). En IFRS, le chiffre d'affaires progresse de 9 % (536 millions), mais le groupe affiche une perte nette de 36 millions de dollars, contre une perte de 22 millions un an plus tôt. Le flux net reste positif, à 32 millions. Les résultats du troisième trimestre 2026 sont publiés le 3 novembre 2026 à 17 h 45, après la clôture. Pour comparer avec le reste du secteur, voir les résultats des compagnies pétrolières.
Le conflit au Moyen-Orient et la crise du détroit d'Ormuz ont d'abord freiné l'activité, les clients tardant à approuver leurs projets. Le 30 juillet, alors que le Brent dépassait 100 dollars, Viridien a maintenu sans le relever son objectif d'environ 100 millions de dollars de flux net en 2026. Son nouveau directeur général voyait toutefois la dynamique commerciale s'améliorer, les compagnies d'exploration et de production accélérant pour s'assurer de nouveaux permis.
À retenir Bénéfice net de 71 millions de dollars en 2025, perte de 36 millions au 1er semestre 2026 (chiffre d'affaires de gestion en baisse de 22 %).
En 2017, CGG ne pouvait plus porter sa dette. Le 14 juin 2017, le groupe a obtenu l'ouverture d'une procédure de sauvegarde à Paris et, le même jour, de procédures de Chapter 11 aux États-Unis pour 14 de ses filiales étrangères : environ 2,8 milliards de dollars de crédits et d'obligations étaient concernés. Le plan a été confirmé le 16 octobre 2017 par le tribunal des faillites de New York, puis arrêté le 1er décembre 2017 par le tribunal de commerce de Paris. CGG n'a donc pas fait faillite, mais ses anciens actionnaires ont été fortement dilués.
La restructuration s'est achevée le 21 février 2018 : toute la dette senior non garantie a été convertie en actions, et la dette financière brute est passée de 2 955 millions de dollars fin 2017 à environ 1,2 milliard.
Depuis, le groupe rembourse. En mars 2025, il a refinancé sa dette par deux emprunts obligataires, de 450 millions de dollars et de 475 millions d'euros ; il en a remboursé 10 % par anticipation en octobre et décembre 2025, puis encore 40,7 millions de dollars en mars 2026. Au 30 juin 2026, sa dette nette hors loyers était de 692 millions de dollars, en baisse de 19 % sur un an. Les agences de notation la classent en catégorie spéculative (B chez S&P et Fitch, B2 chez Moody's, notes de février à avril 2026). Viridien ne verse pas de dividende : aucun n'a été payé en 2024 ni en 2025.
À retenir Dette brute ramenée de 2 955 millions à environ 1,2 milliard de dollars en 2018 ; dette nette de 692 millions au 30 juin 2026.
Sophie Zurquiyah, née en 1966, est ingénieure géophysicienne. Entrée chez Schlumberger en 1991, elle a rejoint CGG en février 2013 et en est devenue la directrice générale en 2018, l'année où s'achevait la restructuration financière. Sous sa direction, le groupe a quitté l'acquisition sismique et changé de nom. Le 30 avril 2025, elle a pris aussi la présidence du conseil d'administration.
Comme annoncé le 19 novembre 2025, les deux fonctions sont de nouveau séparées depuis le 3 juin 2026, jour de l'assemblée générale. Sophie Zurquiyah reste présidente, sans fonction exécutive, et Henning Berg est directeur général et administrateur. Arrivé le 3 mars 2026 comme directeur des opérations, il compte plus de 27 ans de carrière chez les parapétroliers, dont des postes de direction chez SLB, l'ancien Schlumberger.
CGG est née en 1931 de l'union de deux sociétés de prospection : la Société de prospection électrique, fondée en 1926 par les frères Conrad et Marcel Schlumberger, berceau du groupe Schlumberger, et la Société géophysique de recherches minières (SGRM), dont vient son président, Raymond Maillet. À la fin des années 1950, la Compagnie générale de géophysique prospecte en Afrique du Nord ; elle ouvre en 1966 à Massy son premier centre de traitement des données sismiques et introduit en 1971 la sismique marine en trois dimensions.
Le 12 janvier 2007, CGG absorbe l'américain Veritas DGC, pour 1,5 milliard de dollars en numéraire et des actions, et devient CGGVeritas. Elle rachète fin 2008 Wavefield Inseis, une société de sismique de Norvège, puis, en 2013, la division géosciences du néerlandais Fugro, pour 1,2 milliard d'euros (accord de septembre 2012) ; elle reprend alors le nom de CGG. Après la restructuration de 2017-2018, le groupe change de modèle : la vente de ses cinq navires sismiques à Shearwater GeoServices est annoncée en 2019 et CGG cesse l'acquisition sismique en 2020.
Viridien est une entreprise française : société anonyme de droit français, siège à Massy (Essonne), cotée sur Euronext Paris (compartiment B), sans l'État parmi ses actionnaires connus. Massy abrite aussi son principal centre de traitement des données, dans l'immeuble Galileo, vendu en mars 2022 pour 59,25 millions d'euros et loué depuis. En septembre 2020, 94 postes sur 364 y ont été supprimés.
Comme Technip, CGG est un parapétrolier : une entreprise de services qui travaille pour les compagnies sans produire de pétrole elle-même. Pour l'ensemble du secteur dans le pays, voir le pétrole en France.
Oui, sous le nom de Viridien, adopté par l'assemblée générale du 15 mai 2024. C'est la même entreprise, avec les mêmes métiers, et ses filiales comme Sercel gardent leur nom. Le code de l'action a changé : VIRI au lieu de CGG depuis le 21 mai 2024.
Compagnie générale de géophysique, créée en 1931. Le groupe s'est appelé CGGVeritas de 2007 à 2013, après sa fusion avec l'américain Veritas DGC, puis de nouveau CGG jusqu'en 2024.
L'action se négocie sur Euronext Paris sous le code VIRI (code ISIN FR001400PVN6). L'ancien code CGG n'est plus utilisé. Le cours du jour est affiché en haut de cette page.
À cause d'un regroupement d'actions : à la fin de juillet 2024, 100 anciennes actions ont été échangées contre une nouvelle. Le cours a été multiplié par cent, mais la valeur détenue par chaque actionnaire n'a pas changé.
Non. Aucun dividende n'a été versé en 2024 ni en 2025 : l'argent dégagé (107 millions de dollars de flux de trésorerie net en 2025) sert à rembourser la dette.
Henning Berg, directeur général depuis le 3 juin 2026, ancien cadre dirigeant de SLB (Schlumberger). Sophie Zurquiyah, directrice générale de 2018 à 2026, est présidente du conseil d'administration.
En 2025, 71 millions de dollars de bénéfice net (+40 %) pour 1 165 millions de chiffre d'affaires de gestion. Au premier semestre 2026, publié le 30 juillet, le chiffre d'affaires a reculé de 22 % et le groupe a perdu 36 millions de dollars.
La filiale d'équipements sismiques du groupe : capteurs, nœuds posés au fond de la mer, flûtes et vibrateurs. Basée à Carquefou, près de Nantes, elle a réalisé 315 millions de dollars de chiffre d'affaires en 2025.
Oui, mais plus avec ses propres navires : leur vente à Shearwater GeoServices a été annoncée en 2019 et le groupe a cessé l'acquisition en 2020. Il traite et vend aujourd'hui les données sismiques, et Sercel fabrique le matériel de mesure.
Non. Elle a été placée en procédure de sauvegarde le 14 juin 2017. En février 2018, sa dette senior a été convertie en actions et sa dette brute ramenée de 2,96 à environ 1,2 milliard de dollars, au prix d'une forte dilution des actionnaires.
Mis à jour le 6 novembre 2026 à 22 h 51
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