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Le pétrole baisse, l'Irak fait douter d'une réduction de la production

prix du petrole NYC/Cours de clôtureNYC/Cours de clôture: Les cours du pétrole ont baissé lundi après des propos irakiens faisant craindre un échec de l'accord de réduction de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
Le prix du baril de light sweet crude (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), référence américaine du brut, a perdu 33 cents à 50,52 dollars au New York Mercantile Exchange (Nymex) sur le contrat pour décembre.

A Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord a reculé de 32 cents à 51,46 dollars pour le contrat pour décembre, sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

Les déclarations irakiennes au cours du week-end indiquant qu'ils estiment qu'ils devraient pouvoir augmenter leur production et ne pas être soumis à des quotas ont fait surgir des inquiétudes sur l'accord de l'OPEP, a indiqué Phil Flynn de Price Futures.

Fin septembre, les membres de l'OPEP avaient réussi, au cours d'une réunion à Alger, à s'entendre sur une réduction de leur production, ce qui avait orienté les cours à la hausse.

Cet accord doit cependant être encore finalisé fin novembre et de nombreux analystes pointent comme principale difficulté la répartition des quotas.

Raison invoquée par les Irakiens pour y déroger: ils sont engagés dans une bataille contre (le groupe) Etat islamique, a expliqué Bob Yawger de Mizuho Securities USA, qui a rappelé que les différends entre l'Irak et l'OPEP sont nombreux.

L'Irak et le cartel ne sont notamment pas d'accord sur le niveau actuel auquel le pays pompe, ce qui est crucial dans la perspective de l'établissement de limites de production.

Avec l'Iran, la Libye et le Nigeria qui sont déjà exonérés, ce virage du second producteur de l'OPEP pourrait provoquer l'échec de l'accord, a ajouté Tim Evans de Citi dans une note.

Une grande partie de l'effort de réduction de la production reposerait alors sur l'Arabie saoudite, pays dominant du cartel.

Or les Saoudiens ne pourront pas continuer à vendre des obligations ou des parts de leurs entreprises pour renflouer leur budget, a estimé Carl Larry de Frost & Sullivan dans une note.


- Dollar fort

Tout espoir d'un accord ne s'est toutefois pas encore envolé, ce qui a permis au baril de se maintenir au dessus de la barre symbolique des 50 dollars à New York.

Les 28 et 29 octobre, une réunion technique des membres de l'OPEP doit se tenir à Vienne à laquelle la Russie, important producteur non membre du cartel qui pourrait se joindre à l'accord, a été invitée.

Avant cela, le ministre du russe de l'Energie, Alexandre Novak continue de faire part du volontarisme de son pays. Après s'être rendu en Arabie saoudite ce week-end, il a rencontré lundi le secrétaire général de l'OPEP, Mohammed Barkindo à Vienne.

M. Novak a jugé urgent d'accélérer le rééquilibrage du marché pétrolier, craignant un énorme surplus d'offre cet hiver.

Enfin, parmi les facteurs pénalisants pour le marché, le dollar, monnaie dans lequel le brut est libellé, continue de se renforcer depuis début octobre face a la plupart des monnaies, ce qui renchérit le coût de l'or noir pour les opérateurs utilisant d'autres devises.

Le dollar profite de la perspective d'une hausse des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) d'ici la fin de l'année, probablement en décembre.

(c) AFP

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