Menu
A+ A A-

Le pétrole londonien échoue à clore au-dessus de 75 dollars

prix du petrole Ajoute clôtureLondres: Le pétrole a dépassé les 75 dollars le baril en séance en Europe jeudi pour la première fois en six mois, dopé par l'inquiétude d'un déficit de l'offre causé notamment par le durcissement des sanctions américaines contre l'Iran, mais a échoué à s'y maintenir à la clôture.
Le baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord pour livraison en juin a fini à 74,35 dollars à Londres, en baisse de 22 cents par rapport à la clôture de mercredi, après avoir culminé à 75,60 dollars vers 09H45 GMT, son plus haut depuis fin octobre.

A New York, le baril de "light sweet crude" (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour la même échéance a perdu 68 cents à 65,21 dollars.

"Il semble que l'on ait assisté à quelques prises de bénéfices en fin de séance après une forte hausse depuis le début de la semaine et une envolée depuis le début de l'année", a commenté Mike Lynch de SEER. Le Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. a même pris 47% depuis Noël, quand le WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. a avancé de 53%.

Cette très bonne santé du marché pétrolier s'est poursuivie depuis le début de semaine après que les États-Unis ont annoncé l'annulation des exemptions américaines qui permettaient à certains pays d'importer du brut iranien malgré des sanctions de Washington.

"En théorie, cela devrait sortir entre 1 et 1,3 million de barils par jour du marché", a estimé Tamas Varga, analyste pour PVM, même si selon lui, "cela reste à voir".

Parmi les interrogations qui pèsent sur le marché du brut, le rôle de l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial.

Après avoir affirmé que le royaume compenserait les pertes causées par les déboires de l'Iran, grand rival historique et géopolitique, le ministre de l'Energie Khaled al-Faleh a nuancé ses propos mercredi en précisant que la hausse de la production saoudienne ne se ferait pas "immédiatement".

"L'Arabie saoudite essaye de la jouer fine et de jouer sur les prix, mais nous connaissons le scénario, dans trois mois, ils vont se rendre compte que la demande souffre", ce qui pèserait sur les prix, a commenté Olivier Jakob, analyste de Petromatrix.


Plus de marge d'erreur

Outre sa propre production, Ryad peut potentiellement faire pression sur les autres membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs partenaires pour qu'ils augmentent leurs extractions, malgré l'accord de limitation qui les engage et qui avait été renforcé fin 2018.

"Par rapport à octobre 2018, l'Arabie saoudite, la Russie, les Emirats arabes unis et l'Irak ont réduit leurs extractions à hauteur de 1,3 million de barils par jour", ont commenté les analystes de Rystad Energy.

De quoi compenser les pertes iraniennes, mais "les capacités de production seraient sérieusement amoindries et il n'y aurait plus de marge d'erreur en Libye, au Nigeria et au Venezuela", trois pays où les tensions géopolitiques menacent de faire flancher les exportations, ont-ils ajouté.

Les cours ont également été poussés vers le haut mercredi par des rumeurs concernant la qualité du pétrole russe, dont une partie des exportations vers l'Europe auraient été suspendues.

"Cette affaire est assez étrange et reflète peut être des problèmes techniques dans une raffinerie russe. Elle a engendré un peu de nervosité sur les marchés, mais la situation semble pouvoir se régler rapidement", a toutefois souligné Mike Lynch.

"En attendant, c'est sans doute la raison pour laquelle le pétrole coté en Europe a davantage chuté que le cours américain", le premier étant réputé plus sensible au marché mondial que le second, a ajouté M. Lynch.

(c) AwP

Commenter Le pétrole londonien échoue à clore au-dessus de 75 dollars


    Les dernières actualités des prix du pétrole

    vendredi 24 mai 2019 à 21:37

    Le pétrole se redresse après sa pire séance de l'année

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en hausse vendredi, se redressant après avoir subi la veille leur pire séance...

    vendredi 24 mai 2019 à 12:12

    Le pétrole rebondit sans effacer le plongeon de la veille

    Londres: Les prix du pétrole remontaient vendredi en cours d'échanges européens, le marché reprenant son souffle après avoir subi les plus fortes...

    vendredi 24 mai 2019 à 05:59

    Le pétrole se reprend un peu en Asie

    Singapour: Les cours du pétrole étaient orientés à la hausse, vendredi en Asie, au lendemain de la pire séance de l'année, mais...

    jeudi 23 mai 2019 à 21:34

    Le baril de brut new-yorkais perd 5,7% au terme de sa pire s…

    Cours de clôture: Le prix du baril de pétrole new-yorkais a clôturé jeudi sa pire séance de l'année sur un plongeon de...

    jeudi 23 mai 2019 à 17:39

    Plus forte baisse de 2019 pour le pétrole sur fond de tensio…

    Londres: Les prix du pétrole fondaient jeudi, le Brent, référence internationale, perdant 4% et le WTI américain sombrant de 5% alors que...

    jeudi 23 mai 2019 à 16:56

    Le pétrole perd plus de 4%, les tensions commerciales s'accr…

    Londres: Les prix du pétrole fondaient jeudi, le Brent, référence internationale, perdant 4% et le WTI américain sombrant de 5% alors que...

    jeudi 23 mai 2019 à 12:13

    Le pétrole souffre de la hausse des stocks américains

    Londres: Les prix du pétrole reculaient jeudi en cours d'échanges européens alors que les réserves américaines ont augmenté la semaine dernière et...

    mercredi 22 mai 2019 à 21:53

    Le pétrole chute avec le bond des stocks américains

    Cours de clôture: Les cours du pétrole ont chuté mercredi dans le sillage d'un bond des stocks de brut et de produits...

    mercredi 22 mai 2019 à 17:26

    Hausse surprise des stocks de pétrole brut aux Etats-Unis

    New York: Les stocks de pétrole brut et ceux des produits raffinés ont enregistré une hausse surprise la semaine dernière aux Etats-Unis...

    Toute l'actualité du pétrole et des cours du baril

    Les analyses des Prix du pétrole les plus récentes

    Chiffres du jour

    Jeudi 23 mai 2019 Le prix du pétrole WTI, référence américaine, baissait fortement et est passé sous les 60 dollars le baril jeudi, à son plus bas depuis plus d'un mois et demi, plombé par les tensions commerciales et la hausse des réserves des Etats-Unis.

    En février 2019, le prix du pétrole accélère

    Le mercredi 20 mars 2019 - Analyses des prix du pétrole

    En février 2019, le prix du pétrole en euros augmente plus qu’en janvier (+8,3 % après +4,3 % en janvier). Les prix en euros des matières premières importées (hors énergie) accélèrent également (+4,0 % après +0,9 %) : en effet les prix des matières premières industrielles repartent nettement à la hausse (+8,2 % après −0,1 %). La hausse du prix du pétrole s’accentue En février 2019, le prix du baril de pétrole brut de la mer du Nord (Brent) en euros accélère (+8,3 % après +4,3 %), à 56,4 € en moyenne par baril. La hausse est moins...

    Lire la suite

    En janvier 2019, le prix du pétrole se redresse

    Le lundi 25 février 2019 - Analyses des prix du pétrole

    En janvier 2019, le prix du pétrole en euros se redresse (+4,3 % après -12 % en décembre). Les prix en euros des matières premières importées (hors énergie) se redressent également (+0,9 % après −2,3 %), à l’instar de ceux des matières alimentaires (+1,7 % après −2,1 %). Les prix des matières industrielles sont quasi stables (−0,1 % après −2,6 %). Le prix du pétrole se redresse En janvier 2019, le prix du baril de pétrole brut de la mer du Nord (Brent) en euros se redresse (+4,3 % après -12,0 %), à 52 € en moyenne par baril...

    Lire la suite

    Quel géant pétrolier génère le plus d'argent?

    Le mardi 12 février 2019 - Analyses des prix du pétrole

    Alors que les super-majors du secteur pétrolier dépassaient les estimations avec des résultats solides pour le quatrième trimestre et l'année 2018, Shell a battu Exxon (pour la deuxième année consécutive), pour s’affirmer comme le plus important générateur de flux de trésorerie des compagnies pétrolières.

    Lire la suite