Le pétrole progresse à cause de dégâts sur des infrastructures russes

🇷🇺 "Le flux de pétrole en provenance du Kazakhstan pourrait être réduit de 30% jusqu'à ce que la station de pompage de pétrole de Kropotkinskaya (en Russie, ndlr) soit réparée", explique Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.
🇺🇦 Ces dégâts causés par l'Ukraine sur un système d'oléoducs important reliant la mer Caspienne à la mer Noire via le Sud de la Russie pourraient prendre "plusieurs mois" à être réparés, selon des propos rapportés dans la presse du vice-Premier ministre russe et ancien ministre de l'Energie Alexander Novak.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, gagne 0,97% à 72,55 dollars.
L'attention du marché s'est également "portée sur les attaques ukrainiennes contre les raffineries russes", une raffinerie de la région de Samara ayant notamment été touchée dans la nuit de mardi à mercredi, souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Par ailleurs, en dépit de la rencontre entre la Russie et les États-Unis à Ryad, "la perspective d'un accord de paix rapide et d'un retour en force du pétrole russe sur le marché semble très prématurée", estime John Evans, analyste chez PVM.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a critiqué mardi la rencontre russo-américaine qui venait de s'achever à Ryad, estimant qu'il s'agissait de pourparlers sur l'invasion russe de l'Ukraine "sans l'Ukraine".
(c) AFP