Le pétrole atone, encore plombé par les inquiétudes des consommateurs américains

🇺🇸 La politique de Donald Trump rend "les perspectives économiques et pétrolières de plus en plus incertaines", explique John Evans, analyste chez PVM, et c'est pourquoi la confiance des consommateurs américains "s'est rapidement détériorée ce mois-ci".
L'indice de confiance du Conference Board de février a fortement reculé mardi, tandis que vendredi déjà, une autre publication de l'université du Michigan témoignait également de l'inquiétude accrue des consommateurs américains.
"Les effets probables seront une réduction des dépenses des ménages américains et une diminution des dépenses d'investissement par les entreprises", prévient l'analyste.
Les États-Unis étant le premier consommateur mondial d'or noir, cette dynamique pèse sur les prix du baril.
Mais "la préoccupation croissante concernant la demande souligne la probabilité que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+) reporte son plan d'augmentation de l'offre de pétrole sur le marché pour la quatrième fois", souligne Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Selon le plan actuel, 2,2 millions de barils quotidiens doivent être graduellement remis sur le marché à partir d'avril par le cartel, à hauteur de 120.000 barils par jour en plus, chaque mois pendant 18 mois.
🇷🇺 Si l'on ajoute les discussions entre Washington et Moscou qui pourraient aboutir à un retrait des sanctions américaines sur le pétrole russe en cas d'un règlement du conflit en Ukraine, dans ce contexte, "le sentiment des investisseurs peut basculer en un clin d'oeil", estime M. Evans.
Vers 10H15 GMT (11H15 HEC), le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, perd 0,03% à 73,00 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagne 0,07% à 68,98 dollars.
(c) AFP