Le pétrole en retrait s'attend à une levée des sanctions américaines contre Moscou

"Ce n'est qu'une question de temps avant que Trump ne lève les sanctions contre la Russie", estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
🇺🇸 Juste avant le départ de la Maison Blanche de Joe Biden, les États-Unis avaient sanctionné plus de 180 navires ainsi que les grandes compagnies pétrolières russes Gazprom Neft et Surgutneftegas, dans l'optique de diminuer les revenus russes issus du pétrole.
🇷🇺 Ces mesures freinent l'offre de brut de la Russie, qui fait partie des trois premiers producteurs mondiaux d'or noir, et contribue donc à maintenir des prix plus élevés.
Vers 11H15 GMT (12H15 HEC), le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, perd 0,81% à 75,86 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, tombe de 0,86% à 71,86 dollars.
Les prix du pétrole devraient néanmoins "connaître une deuxième hausse hebdomadaire consécutive, les marchés s'attendant de plus en plus à ce que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+) retarde l'augmentation de sa production prévue en avril", explique à l'AFP Han Tan, analyste chez Exinity.
Selon le plan actuel, les volumes seront réintroduits progressivement à partir d'avril, à hauteur de 120.000 barils par jour en plus chaque mois pendant 18 mois, mais l'OPEP+ a déjà reporté à trois reprises leur retour considérant que le prix du pétrole n'était pas suffisant pour ajouter des barils.
(c) AFP