Le pétrole miné par un possible retour des barils russes sur le marché

Le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, a chuté de 2,68% à 74,43 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, est tombé de 2,99% à 70,40 dollars.
Selon un communiqué de Transneft, l'opérateur du CPC, sept drones explosifs ont visé lundi une infrastructure de cet oléoduc acheminant du brut du Kazakhstan vers l'Europe via la Russie et la mer Noire.
En raison des dégâts provoqués par cette attaque, Transneft avait dit mardi s'attendre à une baisse d'"environ 30 %" du volume de pétrole pompé en provenance du Kazakhstan pendant environ deux mois.
Cependant, l'opérateur a assuré vendredi que "le transport du brut (...) est assuré en contournant la station de pompage mise hors service" et que le chargement des navires "au terminal maritime est actuellement en cours dans des conditions d'exploitation normales".
De plus, "ce n'est qu'une question de temps avant que Trump ne lève les sanctions (américaines) contre la Russie", dans le cadre des négociations sur le règlement du conflit en Ukraine, estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Juste avant le départ de la Maison Blanche de Joe Biden, les États-Unis avaient sanctionné plus de 180 navires ainsi que les grandes compagnies pétrolières russes Gazprom Neft et Surgutneftegas, dans l'optique de diminuer les revenus russes issus du pétrole.
Ces mesures freinent l'offre de brut de la Russie, qui fait partie des trois premiers producteurs mondiaux d'or noir, et contribue donc à maintenir des prix plus élevés.
Mais après l'appel entre Donald Trump et Vladimir Poutine le 12 février, Moscou et Washington ont dit vouloir repartir sur de nouvelles bases, et l'Américain a complètement renversé la position de son pays concernant la guerre en Ukraine, en reprenant la rhétorique du Kremlin sur la responsabilité de Kiev.
(c) Afp