Droits de douane et confiance des consommateurs pèsent sur le pétrole

Le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, a lâché 0,67% à 72,53 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a perdu 0,45% à 68,62 dollars.
Mercredi, le secrétaire au Commerce Howard Lutnick a déclaré que les surtaxes visant ces deux pays, annoncés début février, puis suspendus jusqu'au 4 mars, devraient finalement être effectives à compter du 2 avril.
Quelques jours plus tôt, le président américain Donald Trump avait pourtant assuré que les États-Unis allaient relever leurs droits de douane contre le Canada et le Mexique "à la date prévue", soit début mars, en dépit des gages apportés par ces deux pays.
Le pétrole canadien représente 60% des importations américaines de brut (près de quatre millions de barils quotidiens), et le Mexique plus de 400.000 barils par jour.
En outre, l'or noir reste toujours plombé par une confiance des consommateurs américains en berne.
La politique de Donald Trump rend "les perspectives économiques et pétrolières de plus en plus incertaines", a expliqué John Evans, analyste chez PVM, et c'est pourquoi la confiance des consommateurs américains "s'est rapidement détériorée ce mois-ci".
L'indice de confiance du Conference Board de février a fortement reculé mardi, tandis que vendredi déjà, une autre publication de l'université du Michigan témoignait également de l'inquiétude accrue des consommateurs américains.
Ces données doivent être interprétées comme "une réponse directe des consommateurs américains à ce que Trump a fait depuis qu'il est devenu président et toute l'incertitude que cela a génère", a affirmé Bjarne Schieldrop de SEB.
"Les effets probables seront une réduction des dépenses des ménages américains et une diminution des dépenses d'investissement par les entreprises", prévient l'analyste.
Les États-Unis étant le premier consommateur mondial d'or noir, cette dynamique pèse sur les prix du baril.
"La confiance des consommateurs américains étant plutôt modérée et la Chine ne se portant pas vraiment bien, il y a très peu de chances, à ce stade, que nous assistions à une forte augmentation de la demande", a abondé M. Melek.
(c) AFP