Le pétrole réagit peu aux droits de douane américains

🇺🇸 Dans le dernier épisode en date de ce qui s'apparente désormais à une saga, le président américain a fait savoir jeudi qu'il prévoit d'introduire des tarifs douaniers réciproques avec le reste du monde.
Une revue complète des disparités commerciales avec chaque pays "devrait être achevée d'ici au 1er avril, ce qui laissera au président la possibilité de commencer dès le 2 avril" à prendre des mesures de réciprocité, a indiqué le futur secrétaire au Commerce, Howard Lutnick.
"Il y a du temps et de la marge pour une action réactive de la part des pays dans le collimateur des États-Unis", et "les investisseurs aimeraient croire que des dommages d'ampleur seront évités", commente Tamas Varga, analyste chez PVM Energy.
De telles surtaxes, appliquées sur les produits pétroliers, pourraient renforcer les prix du baril à court terme.
Mais une guerre commerciale généralisée est susceptible d'affecter la croissance mondiale, et avec elle la demande en or noir et les cours du brut.
Face à ces facteurs contradictoires, vers 10H55 GMT (11H55 HEC), le prix du baril de Brent BRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en avril, s'affiche presque stable, en progression de 0,32% à 75,26 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mars, grappille 0,22% à 71,45 dollars.
🔥 De son côté, le contrat à terme du TTF néerlandais, la référence européenne du gaz naturel, continue de reculer après sa lourde baisse de la veille: vendredi, il lâche 5,13%, à 48,745 euros le mégawattheure (MWh).
Une trêve en Ukraine pourrait en effet signifier la reprise du transit de volumes importants de gaz russe vers l'Europe, et tirer les cours à la baisse.
Le prix du gaz européen pâtit également de rumeurs sur "une volonté d'autoriser plus de flexibilité sur les exigences de remplissage de stockage de gaz en Europe", dont la rigueur soutient les prix, ajoutent les analystes de DNB.
Les États membres de l'Union européenne (UE) sont en effet tenus de faire en sorte que les réserves de gaz soient remplies à 90% avant novembre prochain, une tâche rendue difficile par la flambée des prix.