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Le pétrole reste coûte que coûte dans le vert malgré un rapport mitigé sur les stocks US

prix du petrole LondresLondres: Les cours du pétrole conservaient pleinement leur entrain mercredi en fin d'échanges européens, malgré une hausse inattendue des réserves de brut aux États-Unis, les investisseurs préférant se concentrer sur la baisse de la production américaine et des produits pétroliers.
Vers 16H00 GMT (18H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 49,53 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 25 cents par rapport à la clôture de mardi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI WTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour livraison en juin gagnait 37 cents à 48,68 dollars.

Réagissant à chaud à la hausse inattendue des stocks américains de brut, les cours du Brent et du WTI ont brièvement perdu du terrain, avant de rapidement se reprendre une fois les données détaillées du rapport du département américain de l'Énergie (DoE) digérées, et de signer de nouveaux plus hauts.

Le cours du Brent a même atteint mercredi vers 15H40 GMT 49,85 dollars, un plus haut depuis début novembre 2015, tandis que le WTI est monté au même moment jusqu'à 48,95 dollars, un maximum depuis début octobre 2015.

Le prix du pétrole est resté volatil alors que le Brent a tenté de passer au-dessus du seuil psychologiquement important des 50 dollars le baril. Les cours ont chuté après une hausse surprise des stocks américains hebdomadaires mais ont rebondi (peu après) alors que la production américaine de brut est tombée à son plus bas niveau depuis septembre 2014, soulignait Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets.

Lors de la semaine achevée le 13 mai, les réserves commerciales de brut ont avancé de 1,3 million de barils à 541,3 millions de barils, alors que les experts interrogés par l'agence Bloomberg s'attendaient à une baisse de 3,5 millions de barils.

Cela a clairement déstabilisé de nombreux investisseurs qui s'attendaient à voir une nouvelle chute après le déclin de 3,4 millions de barils des réserves américaines de pétrole (enregistré) la semaine dernière, notait Fawad Razaqzada, analyste chez City Index.

Dans un contexte où les investisseurs espèrent voir l'offre se résorber, ce chiffre est aussi une déception par rapport aux estimations de la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API), qui tablait sur un recul de 1,1 million de barils.

Cela dit, les autres aspects du rapport (du DoE) ne sont pas trop mal du tout, relevait M. Razaqzada, citant en particulier une nouvelle baisse de la production américaine.

De plus, il y a eu des déclins plus conséquents que prévu des produits distillés et, plus important pour cette période de l'année, des stocks d'essence alors que les raffineries ont traité davantage de pétrole brut désormais que la saison des déplacements a commencé, poursuivait l'analyste.

Selon le rapport du DoE, les stocks d'essence ont diminué de 2,5 millions de barils la semaine dernière, soit plus que les baisses d'un million de barils et de 1,9 million respectivement prévus par les experts de Bloomberg et l'API.

Les réserves de produits distillés (gazole, fioul de chauffage, kérosène, etc.) ont décliné pour leur part de 3,2 millions de barils, alors que les experts de Bloomberg n'annonçaient qu'un recul d'un million de barils et l'API une baisse de deux millions.

Mais surtout, la production américaine, particulièrement surveillée par les analystes, a baissé de 11.000 barils par jour, s'inscrivant pour la sixième semaine de suite sous le seuil des 9 millions de barils par jour (mbj).

Ces éléments positifs expliquaient que le déclin des cours n'ait été que passager, Brent comme WTI reprenant rapidement leur marche en avant à la conquête des 50 dollars le baril.

(c) AFP

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