Le pétrole ralenti sa hausse avec un regain d'espoir sur les négociations
New York: Les cours du pétrole réduisent leurs gains jeudi après avoir débuté la séance en nette hausse, le marché se montrant plus optimiste sur un accord entre Washington et Téhéran après des informations de presse pointant vers une avancée diplomatique."Des négociateurs américains et iraniens sont parvenus à un accord sur un mémorandum d'entente de 60 jours visant à prolonger le cessez-le-feu et à lancer des négociations sur le programme nucléaire iranien", indique le site américain Axios, citant deux responsables américains.
"Mais le président Trump ne l'a pas encore approuvé définitivement" et aurait demandé quelques jours pour y réfléchir, précise Axios.
Ce protocole devrait inclure que le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz sera "sans restriction", selon les sources du média.
Vers 15H00 GMT (17H00 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en juillet, gagnait 0,20% à 96,23 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, prenait 0,56% à 89,18 dollars.
Le marché demeure toutefois prudent. L'Iran et les Etats-Unis se sont mutuellement accusés jeudi de violer le cessez-le-feu après un échange de frappes, semant le doute sur la capacité à atteindre un accord rapide.
Le blocage prolongé de ce passage stratégique du détroit d'Ormuz reste le principal facteur haussier pour le marché pétrolier, empêchant notamment une grande partie des exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe de passer.
De son côté l'Iran n'a pas abandonné son projet de contrôler la navigation du détroit d'Ormuz.
Téhéran a formalisé le 18 mai la création d'un nouvel organisme pour gérer la navigation du détroit d'Ormuz et percevoir des droits de passage: l'Autorité iranienne du détroit du golfe Persique (PGSA).
La Chine, la Corée du Sud, l'Inde et le Japon ont dû se coordonner avec le gouvernement iranien pour garantir un passage en toute sécurité, selon Lloyd's List Intelligence.
Le Trésor américain a annoncé mercredi des sanctions à l'encontre du PGSA, avec également la menace de sanctions à tous ceux s'acquittant de ces droits.
Washington a également menacé jeudi de sanctionner Oman s'il coopère avec Téhéran dans le détroit d'Ormuz.








