Le pétrole baisse, le marché jaugeant la situation en mer Rouge
Londres: Les cours du pétrole baissent vendredi après s'être envolés cette semaine - le Brent dépassant même 100 dollars jeudi -, dans un marché qui jauge la situation en mer Rouge et se calme un peu avant le weekend.Vers 09H40 GMT (11H40 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en septembre, perdait 4,00% à 96,66 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison le même mois, tombait de 3,57% à 88,90 dollars.
"Certains navires transportant du pétrole saoudien traversent encore le détroit de Bab el-Mandeb", malgré des attaques en mer Rouge revendiquées jeudi sur des navires de l'Arabie saoudite par des rebelles houthis pro-iraniens, a expliqué à l'AFP Giovanni Staunovo, analyste d'UBS.
Ces passages signifient que "pour l'instant, il ne s'agit pas d'un blocus total", ce qui réduit un peu le risque sur l'approvisionnement mondial de pétrole, a-t-il précisé.
Les cours du brut sont tellement montés, et ceux de l'essence avec, que les investisseurs "se demandent si Donald Trump ne va pas chercher un moyen d'apaiser le marché", a noté auprès de l'AFP John Plassard, analyste chez Cité Gestion.
Les investisseurs seraient donc plus prudents avant le weekend, pendant lequel les échanges sont fermés.
Cependant, l'armée américaine a affirmé avoir achevé sa "13e nuit consécutive" de frappes contre des cibles militaires en Iran, dans la nuit de jeudi à vendredi, tandis que Téhéran a dit vendredi avoir frappé au moyen de drones des installations utilisées par l'armée américaine au Bahreïn et en Jordanie.
"Si les perturbations se poursuivent, les prix du pétrole ont plus de chance d'augmenter davantage qu'au début du conflit", a affirmé Janiv Shah, analyste chez Rystad Energy.
En effet, les réserves stratégiques utilisées pour limiter l'impact de la guerre diminuent et les capacités de production inutilisées ont déjà été mobilisées, "laissant au marché moins de marge de sécurité", a-t-il ajouté.
L'évolution de la situation dans le détroit de Bab el-Mandeb, qui assure le passage entre l'océan Indien et la mer Rouge, est cruciale. Sa fermeture impliquerait "plusieurs millions de barils retardés et une augmentation des prix", a mis en garde M. Plassard.








