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L'OPEP+ relève à nouveau ses quotas de production de pétrole

Organisation des pays exportateurs de pétroleOpep: Vienne (awp/afp) -- L'Arabie Saoudite, la Russie et six autres membres de l'Opep+ ont décidé dimanche d'augmenter une nouvelle fois les quotas de production de pétrole, et averti que la remise en état des installations énergétiques endommagées par la guerre au Moyen-Orient était "coûteuse" et prendrait "beaucoup de temps".

Pour le deuxième mois consécutif, les pays de l'OPEP+, qui comprennent plusieurs pays du Golfe qui ont été la cible de frappes aériennes iraniennes, ont convenu "de mettre en oeuvre un ajustement de la production" de 206.000 barils par jour (bpj) à partir du mois de mai, selon un communiqué.

Le 1er mars, ces huit pays - Algérie, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Irak, Kazakhstan, Koweït, Oman et Russie - avaient déjà augmenté les quotas de production de pétrole de 206.000 barils par jour pour le mois d'avril.

Mais l'OPEP+ a averti que les réparations des installations énergétiques endommagées par de la guerre était "coûteuse" et prendrait "beaucoup de temps", ce qui pourrait aggraver les difficultés d'approvisionnement mondial en pétrole.

L'organisation a également souligné "l'importance cruciale de la protection des voies maritimes internationales afin de garantir la circulation ininterrompue de l'énergie".

Le communiqué ne fait mention directement de la guerre avec l'Iran, mais le conflit, qui a bouleversé les marchés énergétiques mondiaux et provoqué une flambée des prix, a clairement pesé sur cette décision.

"Réduire la volatilité"

Les Etats-Unis et Israël ont commencé à frapper l'Iran le 28 février, et Téhéran a riposté en frappant des cibles dans toute la région, y compris des installations pétrolières.

En outre, l'Iran a verrouillé le crucial détroit d'Ormuz, passage stratégique pour l'approvisionnement mondial en pétrole.

Avant le conflit, environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux transitait par ce détroit.

Cette déclaration intervient alors que le président américain Donald Trump menace, insultes à l'appui, de s'en prendre aux infrastructures iraniennes à 24 heures de l'expiration de son ultimatum pour rouvrir le détroit d'Ormuz.

"Toute action compromettant la sécurité de l'approvisionnement énergétique, qu'il s'agisse d'attaques contre les infrastructures ou de perturbations des voies maritimes internationales, accroît la volatilité des marchés" et complique la tâche de l'Opep+ dans la gestion des prix mondiaux, avait averti un peu plus tôt le cartel dans un communiqué distinct.

Ces huit pays ont salué les membres qui sont parvenus à trouver des routes d'exportation alternatives, contribuant selon eux "à réduire la volatilité des marchés".

Jeudi - dernier jour avant la pause du long week-end de Pâques - les cours du pétrole brut s'étaient une nouvelle fois envolés après des propos du président américain Donald Trump, qui menaçait l'Iran d'un retour à "l'âge de pierre".

La référence américaine, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, avait pris 11,41% à 111,54 dollars. Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en juin, avait grimpé de 7,78% à 109,03 dollars.

Ils étaient de respectivement 67,02 et 72,48 dollars le 27 février, juste avant le début de l'opération israélo-américaine, déjà au plus haut depuis sept mois dans la crainte d'un conflit.



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