Le pétrole de marbre face à la hausse attendue des quotas de l'Opep+
Cours de clôture: Les cours du pétrole sont restés calmes lundi, pas surpris par une nouvelle hausse des quotas de production de l'Opep+ en plein déblocage progressif de la navigation dans le détroit d'Ormuz.Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en septembre, a lâché 0,18% à 71,99 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, a perdu 0,20% à 68,55 dollars.
L'Arabie saoudite, la Russie, et cinq autres membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+) ont acté dimanche un nouveau relèvement de leurs quotas de production de pétrole, de 188.000 barils par jour à partir d'août.
"Cette décision était déjà entièrement anticipée par le marché", ce qui explique l'absence de mouvement, relève auprès de l'AFP Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
"Le sentiment général est que, compte tenu du trafic encore limité de pétroliers dans le détroit d'Ormuz, nous ne nous attendons pas vraiment à ce que cette augmentation des quotas ait un impact significatif à court terme", ajoute l'analyste.
La quasi-paralysie de ce goulet d'étranglement après le déclenchement fin février des frappes américano-israéliennes contre l'Iran a fortement perturbé les exportations des pays du Golfe, contraignant plusieurs producteurs à réduire leur offre.
La situation s'améliore depuis la signature du protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran.
La société de suivi maritime Kpler notait la semaine dernière 30 à 60 traversées quotidiennes de navires, pour beaucoup commerciaux.
"Il règne un calme relatif au Moyen-Orient", estime Tamas Varga, analyste chez PVM Energy, qui constate qu'"alors que le fragile cessez-le-feu continue de tenir, malgré des escarmouches sporadiques, les volumes de pétrole transitant par le détroit d'Ormuz augmentent quasiment jour après jour".
Les prix de l'or noir sont d'ores et déjà revenus aux niveaux auxquels ils évoluaient avant la guerre.
Mais la tendance baissière pourrait s'accentuer, les analystes anticipant une surabondance de l'offre dans les prochains mois.
Avec le départ des Emirats arabes unis de l'Opep+, "le marché s'attend à ce qu'ils produisent autant de pétrole que possible", puisque le pays n'est désormais plus soumis aux quotas du cartel, souligne Andy Lipow.
Dans le même temps, l'Irak pousse pour augmenter le volume de production qui lui est attribué, selon M. Lipow.
Et les importations chinoises de brut "sont à un niveau historiquement bas", notent les analystes d'Eurasia Group.
