Le pétrole en petite hausse, toujours plus pessimiste sur Ormuz
Londres: Les cours du pétrole se stabilisent vendredi, légèrement à la hausse avec le blocage du détroit d'Ormuz qui se poursuit, après une séance particulièrement mouvementée jeudi, dans un contexte où de très nombreux marchés sont fermés en raison du 1er-Mai.Vers 09H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en juillet, dont c'est le premier jour d'utilisation en tant que contrat de référence, prenait 1,54% à 112,10 dollars.
Cette progression peut surprendre au regard de la clôture de la veille, au cours de laquelle le contrat de référence était encore celui de juin, qui a terminé jeudi son dernier jour de cotation à un niveau plus élevé, à 114,01 dollars le baril. Elle s'explique toutefois par le passage vendredi au contrat de juillet, désormais utilisé comme référence.
Le contrat de juillet s'échangeait en effet à un niveau inférieur à celui de juin, le délai de livraison plus long laissant entrevoir une possible amélioration de la situation dans le détroit d'Ormuz d'ici là.
L'équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le en juin, gagnait 0,96% à 106,08 dollars.
"L'extraordinaire volatilité d'hier ne masque pas le fait que le marché intègre de plus en plus dans ses prix un scénario de fermeture plus prolongée du détroit d'Ormuz", affirme Arne Lohmann Rasmussen, de Global Risk Management.
L'Iran continue d'orchestrer la paralysie du détroit d'Ormuz et les Etats-Unis maintiennent leur blocus contre les ports iraniens, ce qui réduit fortement les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe.
Et la rhétorique des deux camps n'indique pas d'apaisement prochain. "Le cessez-le-feu observé depuis début avril apparaît de plus en plus fragile aux yeux des marchés", estime John Plassard, analyste chez Cité Gestion Private Bank.
Les Etats-Unis ont subi une "défaite honteuse", a estimé jeudi le guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, dans un message écrit relayé par la télévision d'Etat.
Par ailleurs, sept membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+), prendront une décision sur leurs quotas pour la première fois depuis le départ surprise des Emirats arabes unis du groupe, effectif ce jour.
Même si le cartel devrait augmenter ses quotas de 188.000 barils par jour, selon M. Rasmussen, la réunion reste "largement sans importance" pour les prix car les pays membres (dont l'Arabie saoudite, le Koweït et l'Irak) ne sont "pas en mesure de produire ce pétrole" à cause de la guerre au Moyen-Orient.
Voir aussi:🔎 Quel avenir pour l'Opep+ après le départ des Emirats ?
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