Le pétrole stable après une hausse attendue des quotas de l'Opep+
Londres: Les cours du pétrole se stabilisent lundi, marquant une très légère baisse, bridés par la hausse des quotas de production de l'Opep+ et une reprise progressive des transits dans le détroit d'Ormuz.Vers 09H30 GMT (11H30 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en septembre, lâchait 0,71% à 71,61 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, perdait 0,66% à 68,24 dollars.
L'Arabie saoudite, la Russie, et cinq autres membres de l'Opep+ ont sans surprise décidé de relever à nouveau leurs quotas de production de pétrole dimanche, de 188.000 barils par jour, à partir d'août.
Ces pays producteurs "vendent sur un marché en repli, ce qui laisse peu d'espoir d'un redressement imminent" des cours, bien que "des prix du pétrole plus bas stimuleront sans aucun doute la demande à plus long terme", estime Tamas Varga, analyste chez PVM Energy.
La quasi-paralysie du détroit d'Ormuz depuis le déclenchement des frappes américano-israéliennes contre l'Iran avait fortement perturbé les exportations des pays du Golfe, contraignant plusieurs producteurs à réduire leur offre.
Depuis la signature du protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, la situation se débloque cependant.
La société de suivi maritime Kpler notait la semaine dernière 30 à 60 traversées quotidiennes de navires, pour beaucoup commerciaux.
"Il règne un calme relatif au Moyen-Orient", estime M. Varga, qui constate qu'"alors que le fragile cessez-le-feu continue de tenir, malgré des escarmouches sporadiques, les volumes de pétrole transitant par le détroit d'Ormuz augmentent quasiment jour après jour".
Selon Vivek Dhar, analyste chez CBA, "les flux de pétrole" via ce passage "atteindront un niveau qui finira par surapprovisionner le marché".
L'analyste estime "que les exportations de pétrole passant par le détroit n'ont besoin de retrouver qu'environ 60 à 70% de leurs niveaux d'avant-guerre, compte tenu des oléoducs permettant de (le) contourner", "et de la croissance de l'offre hors Opep+" pour revenir à la "surabondance observée plus tôt cette année".
