Marchés Asie: les Bourses maussades sur fond de tech nerveuse, le pétrole monte
Singapour: Les Bourses asiatiques ont hésité lundi, sans grande direction après les montagnes russes des valeurs tech la semaine dernière et la fermeture de Wall Street vendredi, tandis que les cours du pétrole remontaient malgré une circulation accrue dans le détroit d'Ormuz.A la Bourse de Tokyo, l'indice vedette Nikkei a fini stable à 69.737.69 points et l'indice élargi Topix a en revanche gagné 0,92% à 4.101,96 points.
A Séoul, l'indice Kospi a clôturé en repli de 0,46%. Taipei a cédé 0,48% et Sydney 0,15%, mais l'indice hongkongais Hang Seng gagnait 0,89% vers 06H30 GMT.
Les places asiatiques nerveuses, sans indication venant de Wall Street en raison d'une fermeture vendredi pour la fête nationale, "manquent de direction claire faute de nouveaux éléments pour s'orienter", commentent les experts du courtier nippon Monex.
En Corée du Sud, les valeurs liées aux semi-conducteurs peinaient à se reprendre, après avoir enchaîné la semaine précédente dévissage spectaculaire et vigoureux rebond, sur fond d'interrogations face aux folles valorisations du secteur.
Vers 06H30, le cours du baril de WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. nord-américain gagnait 0,66% à 69,14 dollars, et celui du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, référence du marché mondial, progressait de 0,42% à 72,42 dollars.
Le marché digérait la décision prise dimanche par l'Arabie saoudite, la Russie, et cinq autres membres de l'Opep+ de relever à nouveau leurs quotas de production de pétrole, dans le contexte de signaux encourageants pour la navigation dans le détroit d'Ormuz.
La quasi-paralysie du détroit d'Ormuz depuis le déclenchement des frappes américano-israéliennes sur l'Iran a bloqué les exportations des pays du Golfe depuis plusieurs mois, les forçant à réduire leur production.
Depuis la signature du protocole d'accord irano-américain le 17 juin, la navigation dans la région donne des signes d'amélioration: l'approvisionnement en pétrole par cette voie navigable aurait même déjà dépassé les 10 mb/j, selon un responsable américain cité par l'agence Bloomberg.
Mais le pétrole transitant actuellement par le détroit d'Ormuz est celui qui a été stocké à bord des navires ou dans les cuves, "la production interrompue met du temps à redémarrer", selon Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.
"Les exportations de pétrole restent bien inférieures aux niveaux d'avant-guerre et les goulots d'étranglement devraient perdurer. Parallèlement, les efforts de reconstitution des stocks stratégiques et commerciaux devraient soutenir la demande", abonde Karsten Junius, de la banque Safra Sarasin.
