Le pétrole progresse face aux tensions persistantes au Moyen-Orient
Cours de clôture: Les prix du pétrole ont terminé en hausse lundi, poussés par la poursuite des hostilités entre Washington et Téhéran, et ce malgré quelques signaux laissant espérer des négociations entre les deux pays.Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en septembre, a progressé de 1,27% à 89,22 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison en août, a gagné 0,90% à 83,23 dollars.
Les échanges de frappes se poursuivent entre les États-Unis et l'Iran, Téhéran ayant dit lundi faire face à une "guerre totale" avec Washington.
"Le détroit d'Ormuz est à nouveau bloqué (...), tandis que les États-Unis continuent d'imposer un blocus sur les ports iraniens", observe David Morrison, analyste pour Trade Nation.
Un ralentissement du trafic maritime dans cette zone clé pour le commerce des hydrocarbures réduit les exportations de pétrole, ce qui pousse les prix à la hausse.
En parallèle, les rebelles houthis pro-iraniens du Yémen menacent d'étendre le conflit, avec l'annonce d'un blocus maritime du voisin saoudien, qui pourrait perturber ses exportations pétrolières.
Si la guerre perdure, "les cours du BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. pourraient atteindre les 90 dollars, voire monter plus haut", estime Gregory Brew, analyste d'Eurasia Group.
Les prix du pétrole ont d'ores et déjà gagné plus de 16% depuis la semaine dernière.
"La situation pourrait devenir préoccupante", estime M. Morrison alors que "de nombreux pays ont fortement puisé dans leurs réserves stratégiques au cours des cinq derniers mois" pour atténuer les effets de la guerre.
Le gaz européen continue lui aussi de grimper, dépassant lundi en séance 60 dollars le mégawattheure, un niveau plus atteint depuis le début du conflit au Moyen-Orient en mars.
"Les stocks de gaz de l'UE sont remplis à moins de 54%, contre 64% l'an dernier et une moyenne sur cinq ans de 69%", ont relevé les analystes d'ING.
La production de gaz, notamment au Qatar, a été plus fortement touchée que celle de pétrole depuis le début de la guerre, faisant craindre des difficultés cet hiver en Europe.
Malgré les tensions, plusieurs opérateurs misent encore sur la poursuite des discussions, Téhéran ayant assuré lundi, par le biais du porte-parole de sa diplomatie, maintenir des échanges avec Washington via les pays médiateurs.
"L'appareil diplomatique a été actif ces derniers jours", a déclaré Esmaïl Baghaï, lors d'une conférence de presse à Téhéran.
