
New York: Les prix du pétrole poursuivaient dimanche leur mouvement haussier enclenché par la guerre au Moyen-Orient, qui fait craindre une perturbation durable de l'approvisionnement en hydrocarbures à l'échelle mondiale.Vers 22H45 GMT, soit peu après l'ouverture du marché à la Bourse de Chicago (CME), le baril américain de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) progressait de 2,54% à 101,22 dollars.
Le baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, référence du marché mondial, prenait 2,88% à 106,11 dollars.
Ce mouvement est toutefois moins brusque que certaines envolées observées en séance ces derniers jours.
Les cours de l'or noir ont connu une flambée spectaculaire depuis le début du conflit, le prix du WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. s'envolant de près de 50% en deux semaines.
Et le détroit d'Ormuz, par lequel transite d'ordinaire un cinquième de la production mondiale de pétrole, reste bloqué quasi totalement par l'Iran.
Cette paralysie est une "souffrance passagère", a assuré dimanche le ministre américain de l'Energie Chris Wright, estimant que la guerre s'achèverait "dans les prochaines semaines".
Le président américain Donald Trump a de son côté appelé samedi à la rescousse d'autres pays pour sécuriser ce passage stratégique, citant notamment la France comme potentiel partenaire, mais aussi la Chine, le Japon, le Royaume-Uni ou la Corée du Sud.
Il a aussi menacé de cibler les infrastructures pétrolières de l'île de Kharg, située à environ 30 kilomètres des côtes iraniennes et qui abrite le plus grand terminal d'exportation de pétrole brut du pays, si "le passage libre et sûr des navires" n'était pas rétabli dans le détroit.
Pour palier la course folle des prix, du pétrole issu des réserves stratégiques (400 millions de barils) devrait être débloqué, immédiatement en Asie et en Océanie, et fin mars en Amérique et en Europe par les pays de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), a précisé l'organisation.