Prévisions: Selon Goldman Sachs, une réduction de l’offre iranienne, suite à une potentielle escalade du conflit, pourrait faire grimper les prix du pétrole de 20 dollars par baril.
Daan Struyven, coresponsable de la recherche mondiale sur les matières premières chez Goldman Sachs, a expliqué lors de l'émission de la CNBC "
Squawk Box Asia" que si la production de l’
Iran diminuait durablement d’un million de barils par jour (bpj), les prix mondiaux du pétrole pourraient connaître cette forte hausse dès l'année prochaine.
Toutefois, ce scénario repose sur l’idée que l’
OPEP+, dirigée par l’
Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, ne réagirait pas en augmentant sa propre production pour combler le manque de pétrole iranien. Si ces deux pays décidaient d'exploiter leur capacité de production inutilisée, l’impact sur les prix pourrait être moins sévère, limité à une hausse de
10 dollars par baril, selon Struyven.
Les analystes s’accordent en effet à dire que l’
OPEP+ dispose des capacités nécessaires pour répondre à une telle perturbation. Amrita Sen, cofondatrice d’Energy Aspects, a déclaré à Reuters : "
En théorie, si toute la production iranienne était perdue, l'OPEP+ aurait suffisamment de réserve pour compenser le choc."
Actuellement, l'
Arabie saoudite pourrait augmenter sa production de 3 millions de bpj, tandis que les Émirats arabes unis peuvent ajouter 1,4 million de bpj, contre les 3,5 millions de bpj que produit l’Iran, dont environ 1 million de bpj est exporté vers la
Chine.
Voir aussi:🔎 Qu'est-ce que l'OPEP+ et son impact sur les prix du baril ?
Sur un autre front, le Kazakhstan se distingue par son non-respect des quotas de production imposés par l’
OPEP+. Le pays, connu pour être l’un des plus importants "
surproducteurs" au sein de l’alliance, a produit 6,55 millions de tonnes de pétrole en septembre, soit l’équivalent de 1,64 million de bpj, dépassant largement son quota autorisé de 170 000 bpj, trahissant ainsi ses engagements de réduire sa production.
Cependant, des perturbations plus importantes dans l’ensemble de la région du Golfe, comme
des attaques contre les infrastructures pétrolières d’autres producteurs ou
la fermeture du détroit d’Ormuz, pourraient faire grimper les prix du pétrole à des niveaux bien plus élevés,
atteignant potentiellement des chiffres à trois chiffres, s
euil que le baril n'a plus franchi depuis août 2022. Pour l'heure, ces scénarios sont jugés improbables par les experts.
Rappelons tout de même que le cours du pétrole de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole., la référence mondiale, avait dépassé la barre des 100 dollars en février 2022, suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie, pour atteindre un pic à plus de 139 dollars par baril le 7 mars 2022, un niveau qui n'avait jamais été atteint depuis 2008.
Voir aussi:📅 Les dates qui ont vu le pétrole flamber à plus de 100 dollars
Les marchés réagissent déjà à la situation, comme en témoigne la hausse de 1 % des prix du
BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. et du
WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. vendredi dernier. Cette montée est liée à l’attente de la réponse d'
Israël après des attaques de missiles lancées par l'Iran, dans un contexte d'escalade des tensions.
L'ensemble de la semaine a d'ailleurs été marqué par une hausse soutenue des cours de plus de 9%.
Commenter 📈 Goldman Sachs anticipe une hausse de 20 dollars par baril en cas de crise iranienne
Communauté prix du baril
graphcomment-widget>