Iran-USA: le pétrole recule face aux espoirs de négociations
Cours de clôture: "Les négociations sont en cours" entre l'Iran et les États-Unis, a indiqué mardi le porte-parole de la diplomatie qatarie, Majed al-Ansari, lors du Global Security Forum à Doha, selon des propos rapportés par l'agence officielle turque Anadolu."Les cours du pétrole ont reculé" à la suite de cette information "après avoir atteint des sommets dans la nuit", expliquent dans une note les analystes de Briefing.com.
Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en décembre, a perdu 0,69 % à 108,79 dollars, après s'être affiché à 111,99 dollars, son plus haut depuis le mois de mai.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, dont c'est le dernier jour de cotation, a cédé 1,80 % à 101,79 dollars, après avoir touché son plus haut depuis avril à 110,48 dollars.
Malgré cette baisse, les prix restent élevés, les hostilités au Moyen-Orient continuant d'alimenter les inquiétudes, notamment dans le stratégique détroit d'Ormuz.
"Les données publiées vendredi par Kpler (société de suivi maritime, ndlr) montrent que les flux de pétrole brut en provenance du Golfe sont tombés à 8,5 millions de barils par jour en moyenne sur les sept derniers jours", relève Carsten Fritsch, de Commerzbank. "Ils dépassaient 20 millions de barils par jour la semaine précédente."
Autre élément de crispation pour les marchés : l'Arabie saoudite subit des tirs quasi quotidiens sur ses aéroports et ses infrastructures pétrolières de la part des rebelles houthis, qui ont repris cet été les combats contre le gouvernement yéménite soutenu par une coalition menée par Riyad.
"Les attaques répétées des Houthis contre les installations saoudiennes confirment que les risques de perturbations ne se limitent plus au seul détroit d'Ormuz", affirme John Plassard, analyste chez Cité Gestion.
"Je ne vois aucune perspective crédible pour que 2027 soit une année de normalisation" des flux pétroliers, a estimé le patron de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, qui s'exprimait mardi à Londres à l'occasion d'un sommet sur la transition énergétique organisé par le Financial Times.
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