Les prix du pétrole progressent à l'approche de l'ouragan Isaias
Cours de clôture: Les cours du pétrole ont terminé en petite hausse vendredi, le marché redoutant des perturbations de l'approvisionnement alors que l'ouragan "majeur" Isaias se rapproche du sud des États-Unis.Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en décembre, s'est octroyé 0,42 % à 104,72 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, a progressé de 0,39 % à 91,85 dollars.
Avec ses vents soutenus à 195 km/h, Isaias est désormais un ouragan de catégorie 3 sur l'échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5, selon le Centre national américain des ouragans (NHC).
"L'ouragan devrait amputer l'offre (de brut, ndlr) en provenance du golfe du Mexique", explique à l'AFP Andy Lipow, analyste de Lipow Oil Associates.
D'après lui, "entre cinq et sept millions de barils pourraient être perdus sur l'ensemble de l'épisode."
Les inquiétudes ne sont pas cantonnées au pétrole brut. "Environ 500.000 barils par jour de capacité de raffinage se trouvent dans, ou à proximité, de la trajectoire prévue de la tempête", explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Le marché est déjà sous tension, dans un contexte de guerres en Ukraine et au Moyen-Orient.
"Malgré de récentes analyses montrant que les flux de pétrole transitant par le détroit d'Ormuz étaient revenus (...) à leur niveau d'avant-guerre, l'Iran a multiplié les attaques contre les navires empruntant cette voie maritime", relève dans une note David Morrison, du courtier Trade Nation.
Ces attaques ont "une nouvelle fois entraîné un arrêt quasi total du trafic" dans ce goulet d'étranglement stratégique pour le commerce mondial de l'énergie, ajoute-t-il.
Cette pression haussière est néanmoins quelque peu tempérée par les propos de Donald Trump, qui a exclu jeudi de nouvelles frappes contre l'Iran avant l'échéance des élections de mi-mandat aux États-Unis, en novembre.
Des médias américains avaient publié le même jour des informations en ce sens.
Le président américain a également affirmé avoir eu "des discussions productives avec la République islamique d'Iran", sans donner de précisions.
Cependant, la formulation du président américain questionne : "a-t-il laissé entendre qu'une attaque pourrait survenir après les élections de mi-mandat, et est-il en mesure d'en lancer une ?", s'interroge Tamas Varga, analyste de PVM.







