Les prix du pétrole repartent à la baisse
Londres: Les cours du pétrole hésitaient mardi sur les marchés des hydrocarbures.Si les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran apparaissent dans l'impasse, davantage de barils en provenance du Moyen-Orient semblent atteindre le marché.
Peu avant 11h45, le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en novembre, repartait à la baisse, cédant 0,51% à 104,74 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.), pour livraison le même mois, abandonnait quant à lui 0,40% à 92,22 dollars.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré qu'il s'attendait à recevoir mardi une réponse officielle des Etats-Unis aux conditions posées par Téhéran pour rouvrir le détroit d'Ormuz, ont rapporté des médias d'Etat. Des discussions indirectes se sont tenues sous la médiation du Qatar, mais "des responsables iraniens ont exprimé en privé leur pessimisme quant à la conclusion d'un accord", rapporte Bloomberg.
L'Iran exige un cessez-le-feu de sept jours dans tout le Moyen-Orient, y compris au Liban, où son allié, le Hezbollah, affronte les forces israéliennes. Il réclame également le dégel des avoirs détenus à l'étranger, la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier ainsi que la fin du blocus naval américain contre ses ports.
Le président américain Donald Trump, répondant à des informations publiées par le média Axios, a affirmé lundi n'avoir proposé à l'Iran ni levée de sanctions ni dégel de fonds. Cependant, "il y a plus d'acteurs prêts à essayer de sortir du détroit d'Ormuz et à réussir", a affirmé lundi le directeur général de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, devant des investisseurs.
Selon lui, environ cinq millions de barils par jour sortaient par le détroit entre mars et juillet et désormais "on est plutôt autour de 10", même si "c'est fluctuant", a précisé le patron du géant pétrogazier français. Par ailleurs, en Arabie saoudite, "les flux acheminés par l'oléoduc vers la mer Rouge ont atteint au moins 3,5 millions de barils par jour", souligne Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.
L'oléoduc Est-Ouest, une infrastructure essentielle pour contourner le détroit d'Ormuz, avait récemment été mis à l'arrêt après des attaques de drones. Sa remise en route permet de continuer à exporter du pétrole depuis Yanbu, sur la mer Rouge. Depuis le début de la guerre, les Emirats arabes unis ont également augmenté le volume d'or noir exporté depuis son port de Fujairah.
Sur les produits raffinés, le marché attend toujours une décision du président américain sur une interdiction totale ou partielle des exportations de diesel depuis les Etats-Unis, à laquelle il s'est déclaré favorable la semaine dernière.
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