Le pétrole en petite hausse, entre poursuite du conflit et espoirs diplomatiques
Cours de clôture: Les prix du pétrole ont avancé vendredi, portés par l'extension du conflit au Moyen-Orient à de nouveaux pays, une progression toutefois modérée par l'espoir d'une percée diplomatique entre Washington et Téhéran.Le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en septembre, dont c'est le dernier jour de cotation, a gagné 1,22% à 90,12 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, a avancé de 1,29% à 84,67 dollars.
"Le conflit au Moyen-Orient continue d'entraîner une forte volatilité des prix sur les marchés des matières premières", dont celui du pétrole, résume Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank.
Et il "est clair que l'escalade régionale du conflit exerce une pression supplémentaire" sur l'approvisionnement mondial, poursuit-il.
Les violences s'étendent à de nouveaux pays: après l'Irak, où des groupes pro-iraniens ont été ciblés par des frappes américano-saoudiennes, l'Egypte a fait état d'une attaque de drone dans le port de Damiette, sur la Méditerranée.
En parallèle, les rebelles yéménites Houthis, alliés de l'Iran, ont annoncé la semaine dernière un blocus maritime contre l'Arabie saoudite, suivi de la revendication de plusieurs attaques contre des pétroliers saoudiens en mer Rouge.
Selon les données de la société de suivi du commerce maritime Kpler, "les livraisons de pétrole brut saoudien transitant par le détroit de Bab el-Mandeb ont récemment diminué de près de moitié, passant d'environ 3 millions de barils par jour à seulement 1,5 million", souligne M. Fritsch.
Or, l'Arabie saoudite compte sur ce détroit, situé à l'extrémité sud de la mer Rouge, pour poursuivre ses exportations de pétrole, alors que l'Iran verrouille le passage stratégique d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule.
Le marché reste toutefois "remarquablement peu pressé et peu inquiété (...) malgré des nouvelles susceptibles de réduire l'offre", estime John Evans, analyste chez PVM.
En cause, notamment, l'espoir d'un rapprochement entre Washington et Téhéran, alors que le Pakistan, pays médiateur, a affirmé jeudi que les belligérants négociaient en vue d'une désescalade.
Par ailleurs, "des rapports indiquent que le transit de pétrole par le détroit d'Ormuz a repris", même s'il reste à un faible niveau, selon les analystes d'ING.
"Cela ne sera pas détecté par les données de suivi", les navires désactivant leur système de signalisation, ajoutent-ils.
Commenter Le pétrole en petite hausse, entre poursuite du conflit et espoirs diplomatiques
graphcomment-widget>
