Le pétrole baisse un peu malgré l'embrasement au Moyen-Orient
Londres: Les cours du pétrole sont en légère baisse vendredi, un mouvement contre-intuitif après de nouveaux bombardements américains menés jeudi à l'aube par les Etats-Unis et des ripostes iraniennes, qui s'explique par le recours très important aux réserves pour répondre à la demande.Vers 09H30 GMT (11H30 HEC), le prix du baril de BrentBRENT Le Brent ou brut de mer du nord, est une variation de pétrole brut faisant office de référence en Europe, coté sur l'InterContinentalExchange (ICE), place boursière spécialisée dans le négoce de l'énergie. Il est devenu le premier standard international pour la fixation des prix du pétrole. de la mer du Nord, pour livraison en août, cédait 0,79% à 92,36 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, perdait 0,64% à 89,45 dollars.
Les frappes américaines sur l'Iran ont été déclenchées après que Donald Trump a accusé Téhéran de tergiverser dans les négociations pour arrêter la guerre au Moyen-Orient.
"On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous", s'était emporté le président américain devant la presse mercredi.
En représailles, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de Téhéran, ont annoncé avoir lancé des drones sur des bases militaires américaines au Koweït, à Bahreïn mais aussi contre une base en Jordanie utilisée par les Etats-Unis.
Actuellement, "le niveau record de prélèvements sur la réserve stratégique de pétrole américaine, qui a également entraîné des exportations sans précédent" de la part des Etats-Unis et "la baisse des importations de brut par la Chine", permettent aux cours de rester bas, affirme Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy.
Mais au vu de la diminution rapide des stocks d'or noir, le recours aux réserves de pétrole reste une solution temporaire. Si la reprise des hostilités se confirme, "nous pourrions voir les prix se rapprocher de 150 dollars le baril", affirme cette société spécialisée dans la recherche énergétique.
Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a par ailleurs écrit mercredi que l'armée américaine avait mené "une mission secrète en soutien des pétroliers et autres navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz", qui a "permis de faire passer 100 MILLIONS de barils de pétrole par le détroit".
Certaines informations de presse "ont fait état d'une hausse des flux de pétrole transitant par le détroit d'Ormuz, évoquant 2 millions de barils par jour", à comparer à un flux d'environ 20 millions de barils par jour avant la guerre, soulignent les analystes d'ING.
Mais, pour eux, le Golfe "reste soumis à de fortes contraintes" d'exportation ainsi que de production et "il y a plutôt un risque de baisse des flux à court terme, compte tenu de la récente reprise des tensions".
L'Iran, qui orchestre une quasi-paralysie du détroit d'Ormuz depuis le début de la guerre pour faire pression sur Washington, a notamment promis de prendre pour cible tous les navires s'aventurant dans ce passage maritime.
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